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Les Portes de Chevreuse - (2) Allez, tiens : pour une fois, on va parler un peu de soi... Dernièrement, on a franchi un cap en matière de haute technologie domestique. On a fait comme Malandain : on est passé à la télé numérique (voir plus bas) ! Le problème, quand on n'est pas un personnage aussi important que le maire de Trappes, c'est qu'il faut faire ses menus travaux d'installation soi-même. Alors, on est allé essuyer les plâtres du nouveau Castorama de Coignières, pour faire de passionnantes emplettes de câbles et de bidules sophistiqués à connecter les uns dans les autres... Sympa, la nouvelle zone commerciale des Portes de Chevreuse dédiée à "l'équipement de la Maison". Un magasin Boulanger gigantesque finit de s'installer à côté de l'immense garage Citroën, et le Conforama des Essarts devrait rappliquer incessamment sous peu, pour ne rien céder à ses concurrents. Et ça ramène le chaland, tout ça, Messieurs Dames ! Des milliers de bagnoles, le samedi matin, en rang d'oignons sur la N10, toutes fumantes, se mêlant à celles des bienheureux qui vont manger chez Mémé dans la Vallée de Chevreuse, et succédant à celles des chanceux qui partent, le vendredi soir, aérer leur maison de campagne au fin fond de la Beauce. Nos Cadalbert, Malandain et Sellincourt peuvent toujours essayer de nous faire croire qu'on transformera la nationale en joli boulevard urbain paysager si on prolonge l'autoroute A12 par le Vallon du Pommeret, il faut vous faire une raison : la N10 restera une voie rapide de grande circulation, quoi qu'il advienne ! Pourquoi, alors, s'acharner à réclamer une autoroute qui n'apportera que des nuisances environnementales supplémentaires aux habitants de Saint-Quentin-en-Yvelines en particulier, et à ceux de la Terre en général, peut-on légitimement se demander ? Et bien c'est simple : pour relier l'Europe du nord au port du Havre. Dans son exposé sur le "Gross Paris" de l'autre jour, Nicolas Sarkozy à évoqué la question, en proposant une vision ambitieuse de la région capitale qui intégrerait le Havre comme le port maritime de l'Ile-de-France. Rien de très nouveau, en fait, mais c'est rare qu'on aborde le sujet. Et Nicolas Sarkozy annonce le chantier d'une nouvelle ligne de train à grande vitesse entre la capitale et la ville normande. Mais le TGV, c'est surtout pour les voyageurs, même si une version fret doit exister, dont le président n'a d'ailleurs pas parlé. Et le port du Havre est destiné à accueillir des porte-conteneurs. Le train ne sera donc pas le seul mode de transport sur cet axe. Le mode routier aura sa part, c'est à dire celle du lion, comme toujours. Et tout est déjà prêt, comme par un fabuleux hasard. Souvenez-vous du débat public sur le contournement de Rouen, presque à la même époque que celui sur le prolongement de l'A12 chez nous. Les services de l'État et les politiciens locaux servaient aux habitants le même bla-bla hypocrite sur la sécurisation des zones urbaines et la protection de la santé de nos chers bambins pour leur vendre le projet. Dans quel but caché ? Celui de fluidifier l'axe routier à grande vitesse à l'ouest de Paris. Mettez bout-à-bout tous les projets autoroutiers entre le Havre et Rocquencourt, raccordez le tout à l'A86 nord en la délestant de 25 000 voitures par jour dans le tunnel "Duplex" pour faire de la place aux camions en surface, et vous avez un splendide axe routier rapide pour le transport des marchandises. Faut bien que la relance passe par quelque part ! Qu'on soit partisan du développement des axes routiers, après tout, pourquoi pas ? Il y a matière à discuter, le tout étant de le faire avec sincérité, et d'annoncer la couleur. Mais justement, on constate que ceux qui défendent la croissance du transport routier refusent systématiquement la franchise du débat, et maquillent leurs projets pour les faire passer auprès des habitants. D'une manière générale, il en va de même pour tout ce qui touche les grandes industries, de la chimie avec les OGM qui serviraient à lutter contre la faim dans le monde et non à asservir la paysannerie mondiale aux brevets de quelques sociétés multinationales, à l'énergie avec le nucléaire qui ne servirait pas à produire des armes pour un quarteron de superpuissances belliqueuses, mais à produire une électricité sans effet de serre. Comme si la transparence nuisait au profit... Au fait, pour revenir à la télé : la TNT, ça marche bien ! Une seul déception : on n'y a encore pas vu Malandain en haute définition. Le 4 mai 2009. La télé, la mosquée et le maire. L'autre jour, un lecteur nous signale qu'une antenne de réception TV a été installée sur le balcon attenant au bureau du maire, au dernier étage de l'hôtel de Ville. En fait de bureau, il s'agit plutôt d'une suite royale... Mais bref, on vérifie l'information, et on confirme la présence du bidule insolite. Parabole satellite compacte ou antenne TNT ? Pas facile à identifier, de nos jours. Le lecteur nous suggérait que Guy Malandain se passionnait peut-être pour les matchs de football sur le réseau satellite. Vu l'état des terrains de foot à Trappes, on en doute. Autre hypothèse : il regarde (avec envie) les chaînes parlementaires qui diffusent sur la TNT. Surtout Public Sénat ? Mystère... Et puis arrive le nouveau "Trappes Aujourd'hui" dans nos boîtes à lettres, et l'explication se fait évidente : si Malandain regarde la télé dans son bureau, c'est dans l'espoir nombriliste d'y voir... sa fiole ! Sur TF1 par exemple, qui a tourné un reportage "positif" sur la ville, dans la tonalité "La ville de Trappes est en train de changer de visage". On nous l'apprend en page 5 de la feuille municipale. La "télé de maçon", comme l'appelaient les Guignols dans les années 90, c'est un choix logique, vous me direz, pour Guy-le-Bétonneux. Ainsi, notre cité a eu droit à un reportage élogieux pour la politique municipale au JT de Laurence Ferrari... Bravo, Guy Malandain ! C'était intercalé entre deux soupières passées à Nicolas Sarkozy, sans doute... Un salut de connaisseur à la politique de droite de la majorité municipale ? Politique louée également, nous apprend-on plus loin, par des élus et techniciens lors d'un colloque organisé par l'ANRU. L'ANRU de Villepin et Chirac ? Ça se confirme ! La politique urbaine trappiste plait à la droite, et l'intérêt amical manifesté par la très mitterrandienne Michèle Cotta n'y change rien. D'après la communication municipale, on porte régulièrement vers Trappes un regard bienveillant depuis l'étranger, notamment les Pays-Bas. Mais est-ce la supposée réussite urbaine qui intéresse les hollandais, ou sont ils curieux de la politique du maire concernant leur grande obsession : la "question musulmane" dans les banlieues ? En tout cas, c'est pas nos pistes cyclables qui les fascinent ! On prend des cours de néerlandais, et on revient vous en parler un de ces jours... Les hollandais ne sont pas les seuls à s'intéresser à l'islam dans les villes françaises, remarquez. Une universitaire a étudié la singularité de traitement de ce culte religieux dans la vie locale. Elle a enquêté dans 9 villes, choisies en fonction de l'accueil qu'elle y a reçu de la part des élus. A Trappes, elle n'a pas travaillé. Si elle a été bien accueillie en général, elle rapporte : "sur neuf courriers, j’ai reçu sept réponses, dont une négative (Trappes, dont le maire me disait conduire une « politique républicaine »), et l’autre non exploitable (Levallois)." Cet emploi compulsif du mot "républicain" par Malandain, ça commence à ressembler à du gâtisme politique, non ? En tout cas, le message est clair : cachez ce musulman que je ne saurais voir ! Ici, "la ville est en train de changer de visage", et le visage de l'islam n'est manifestement pas celui qu'on souhaite montrer. Oh, en 2001, les musulmans trappistes étaient dignes de tous les égards, de la part du Guy Malandain en campagne pour la conquête de la ville. Mais il n'a plus besoin d'eux aujourd'hui, alors il ne tient pas à ce qu'on les place sur le devant de la scène locale. Pas "républicain" sans doute, comme spectacle... Il faut dire qu'avec son alliance de "toute la gauche1" aux dernières élections municipales, il a pu se passer de leurs voix. Et même de celle des trois quarts des électeurs trappistes ! En effet, il a recueilli 54,70% des suffrages avec un taux d'abstention de 55,20%. Trois électeurs sur quatre n'ont donc pas voté pour lui. Un succès "républicain", sans doute ? Si un jour TF1 veut faire un reportage sur l'abstention dans les villes de banlieue, on se doute que le maire sera moins ravi qu'aujourd'hui. Et pour un sujet sur l'abstention des musulmans, on n'ose même pas imaginer sa réaction ! Il arrache son antenne et la jette sur la N10 avec sa télé ! Le 10 mars 2009. 1 et non pas "toute la Gaulle", comme dirait César...
Trappes en ligne s'est fait discret, en ce début d'année 2009. A sa décharge (municipale), il faut dire que l'actualité locale est aussi molle que nos élus de tous bords. Heureusement que la crise économique est là pour donner un sens à l'existence de nos responsables politiques trappistes ! Dans un récent journal municipal, ce sont les élus communistes qui y allaient de leur couplet sur la situation économique nationale et la politique du gouvernement. Ils ont été élus pour commenter l'actualité économique mondiale, c'est bien évident... Et c'est tellement plus facile à faire que de mener une politique locale courageuse ! Malandain, lui, a choisi pour exprimer ses pensées aussi indispensables que profondes sur la situation générale française, de réactiver la secte de ses adorateurs, l'ADT, dont la fameuse "lettre" a rempli nos boîtes il y a peu. Ça sent les élections sénatoriales, vous ne trouvez pas ? Quand Malandain parle du pays, c'est qu'il est candidat à une élection nationale. Ça ne rate jamais. Souvenez-vous des préliminaires de l'élection législative. Ceci dit, le maire de Trappes serait à sa place au Palais du Luxembourg : il est plutôt fidèle à la caricature qu'on fait traditionnellement des sénateurs... Pour le remplacer à la mairie, s'il est élu là-bas, il lui faudra trouver un fidèle successeur digne d'être élu. Ça ne sera pas aussi facile qu'il le croit, et il risque d'avoir une mauvaise surprise le moment venu... Concernant la politique locale, on a tout de même eu un papier de Christine Vilain dans la feuille de l'ADT citée plus haut. Elle nous a réchauffé la vieille soupe que les malandainistes nous servent depuis sept ans : "Trappes change avec le bon Monsieur Malandain, et on nous dit tout le temps que c'est drôlement mieux, avec tous ces beaux travaux qu'on y fait et tout, et tout...". On notera au passage son humour ironique digne du Maître lui-même lorsqu'elle raille les opposants à Malandain en les assimilant au passé et à ceux qui voulaient faire de Trappes un "Village gaullois". Quand on voit que la ville la plus jeune et la plus cosmopolite du sud 78 est dirigée par un quarteron de sexagénaires originaires de l'ouest de la France, on mesure la dose d'autodérision qu'il faut pour sortir un truc pareil ! On ne connaissait pas cet esprit boute-en-train à Madame Vilain... Yo respect ! Le 23 février 2009.
Merci qui ? Merci Trappes-en-ligne ! Tous les jours ou presque, on relève des attaques contre la légitime liberté d’expression citoyenne sur le web, comme ici ou là. En cette fin d’une année funeste pour la liberté de parole à plus d’un titre (de journal...), il n’est peut-être pas inutile de s’interroger sur l’utilité d’un web local, libre et irrespectueux des dogmes politiques comme du dérisoire culte des personnalités. Eh bien, sur Trappes en ligne, on a sans doute pris le melon, car on ne craint pas de prétendre que, dans quelques dossiers importants de la vie locale, on a eu une influence positive décisive ! Un exemple ? La laïcité. Oui, absolument ! Un thème central de la réflexion malandainiste, et la source du rayonnement international du maire de notre bonne ville ! Pas moins. Souvenez-vous : avant les billets de Trappes en ligne sur le sujet, on fêtait les Rois Mages à Trappes. On organisait des "fééries de Noël" dans la mairie, et on offrait un "repas de Noël" à nos enfants dans les cantines de l’école de la république. Où, ailleurs que sur Trappes en ligne, s’est-on ému de ces attentats caractérisés à la neutralité religieuse ? Qui d’autre a essayé d’arracher leur faux nez laïc aux socio-démocrates-chrétiens locaux, qui ne voulaient pas abandonner le concept d’héritage chrétien de l’Europe à l’ultra droite du Parlement européen ? Mais dénoncer ne servirait à rien si rien ne changeait. Et bien le résultat est là : les fééries ont été déchristianisées dans le dernier numérro de la feuille municipale et sur les affiches, pour devenir simplement "les fééries de Trappes". Quant au repas du Christ, il est devenu "repas de fin d’année". Y voir un simple hasard serait faire preuve d'une grande naïveté... Continuant à ne douter de rien, on prétend que Trappes en ligne a exercé une influence également sur l’opposition. Prenez le dossier du renouvellement urbain, par exemple. Toujours dans le dernier bulletin municipal, les élus de Dominique Dubuisson s’expriment, conformément à la loi et aux principes élémentaires de la démocratie. Et ils réclament, pour l’année à venir, des pistes de travail qui ont été ouvertes sur Trappes en ligne il y a plusieurs années, comme le développement des voies cyclables. De Même, les élus de Dubuisson reprennent l’idée lancée ici, selon laquelle le recouvrement partiel de la N10 favorisera le trafic routier au lieu de le réduire, avec toutes les conséquences néfastes à prévoir sur la sécurité et l’environnement. La satire, la caricature, l’humour et la dérision ont fait plus que la compromission stérile de certains qui prétendent agir utilement en participant à la majorité de Malandain. En tout cas, on y croit ! Oh, bien sûr, la méthode a des limites. Il y a en effet un domaine sur lequel on n’a rien pu faire bouger, et pour lequel toute tentative d’intervention semble vouée à l’échec : celui de la démocratie locale. On a eu beau réclamer la transparence sur l’élection des comités de quartier depuis des années, rien n’y a fait. Le compte rendu du scrutin de cet automne dans la feuille municipale est un modèle de littérature officielle soviétique ! Tout ce qu’on apprend, c’est que 104 habitants ont été élus sur 123 candidats, et que la participation est supérieure à celle de la fois précédente dans plus de la majorité des comités, mais qu'elle reste faible... On dirait un communiqué de presse du PC chinois ! La participation ? Les résultats détaillés ? Surtout pas, Malandain en mourrait ! Imaginez qu’on traite un scrutin officiel de la même manière. On crierait au coup de force ! On descendrait dans la rue, et on défendrait la légitimité de l’insurrection populaire ! On en appellerait à l’ONU, peut-être... Qui peut penser qu’en République on organise un scrutin sans en donner les résultats, à part Guy Malandain ? Même les dictateurs donnent des chiffres, voyons ! Comble du ridicule pour le maire, c’est l’opposant Dubuisson qui nous dévoile, dans le journal municipal, le nombre des votants : 346. Moins que le nombre des employés municipaux résidant à Trappes ? Pas moins que le nombre des lecteurs de Trappes en ligne, tout de même ? Faut voir... Le 10 décembre 2008. Trappes-à-démocratie... Si on en croit la rumeur, alimentée par quelques témoins plus ou moins douteux, elles étaient bourrées deux soirs de suite, la semaine dernière. Le vendredi, d'accord, on a l'habitude... Mais là, elles avaient commencé le jeudi. C'est plutôt fort ! La faute à l'arrivée du Beaujolais nouveau ? Pas du tout. Vous n'y êtes pas. On parle des urnes. Celles du PS. Pour l'élection du premier secrétaire. Triste spectacle, pas vrai ? Mélanchon qui a quitté le parti avant le congrès et tous ceux qui l'ont suivi pour aller fonder le Parti de Gauche ont bien fait, dites donc. Quoi qu'ils deviennent, ils auront au moins échappé à ça, et ils auront gardé une certaine dignité qui fait honneur au militantisme politique. C'est pas comme d'autres, moins scrupuleux... Remarquez, des urnes trop pleines, on en connaît deux que ça doit faire rêver : le maire Guy Malandain et Gendron son fidèle adjoint. Ces deux-là auraient plutôt tendance à les vider, comme on a pu le voir au dernières municipales. Élus au premier tour par un quart des électeurs inscrits, faudrait vérifier mais... ça doit constituer un record de plongée en eau saumâtre ! Au moins au niveau départemental. Avec eux, l'urne n'est même pas funéraire, c'est un vortex à bulletins de vote ! Le trou noir de la démocratie ! Difficile de faire pire, et pourtant... On n'a pas encore les résultats des élections aux comités de quartier organisés par la ville de Trappes le 15 novembre... Les comités de quartier, ça devait être des instances de participation des habitants à la vie municipale. C'est parti en vrille avant même de commencer ! Juste le temps que les habitants apprennent à connaître Guy Malandain et sa fine équipe... Lors du renouvellement des premiers comités, il y a deux ans, la participation avait été tellement faible que les rares votants s'étaient vu proposer, pendant le scrutin, un siège au comité ! On imagine la scène : "Y'a que vous qu'ça intéresse, dans le quartier. Alors z'avez qu'à voter pour vous, et venir siéger !" Les élections de novembre 2008 auront-elles été plus sérieuses ? Faut voir... En tout cas, la municipalité a mis le paquet : investissement total des alliés supposés communistes de Malandain, banderoles géantes déployées sur la mairie, recrutement de personnel pour l'association des pseudo présidents de comité de quartier... Cette fois on s'est mis à l'abri du fiasco, c'est sûr ! Et même si personne n'est venu voter, ça n'est pas trop grave. Les apparences seront sauves : la ville aura fait participer ses habitants au renouvellement urbain. Si ça ne les intéresse pas, tant pis ! Et ce ne sera pas la faute au maire ! Et puis l'avant garde communiste de la conscience de classe locale et le cercle des brillants humanistes éclairés de la suite de Malandain sauront prendre à la place des trappistes les bonnes décisions qui s'imposent pour leur ville. La République française, après tout, c'est un système politique représentatif, pas participatif. Ne nous égarons pas ! Le 24 novembre 2008. Trappes-en-Illinois. Un formidable vent de bouleversements a balayé les continents ! Une marée d'espoir a traversé les océans sur toute la planète ! Et finalement, Barack Hussein Obama a gagné les élections pour la présidence des Etats-Unis d'Amérique ! Jusqu'au dernier moment, on aura douté avec une certaine incrédulité de la possibilité d'une telle révolution. Mais c'est arrivé. Pour qui on se prend, sur Trappes en ligne, à commenter des évènements de politique internationale ? On est sur un web local, non ? Et alors ? Vous n'avez pas remarqué le subtil rapport entre l'élection du président des États-Unis et la vie politique de notre petite cité de France ? Regardez-y de plus près : une élection au suffrage indirect, un antique vétéran de la politique d'autrefois, et d'une guerre néo coloniale qui laissera des plaies ouvertes pendant des décennies... Un jeune politicien noir originaire d'Afrique orientale... Ça ne vous dit toujours rien ? Mais si, bien sûr : la rivalité entre Guy Malandain et Safia Otokoré pour les sénatoriales de 2011 ! On délire ? Pas si sûr... Voyons les protagonistes, d'abord. Pourquoi Malandain serait-il le "républicain" de l'histoire plutôt que le "démocrate", pour commencer ? Et bien depuis le temps qu'il nous sert ce mot à toutes les sauces ("gauche", ça ferait peur à SON électorat si conservateur), ça lui fera les pieds de le porter comme étiquette politique ! Et puis, démocrate, ça lui va comme un gant sur la tête d'un crapaud... La guerre, c'est celle du Golfe, la première, qu'il a approuvée alors qu'il était député. Celle de George Bush premier du nom, le père de l'autre. Comme le perdant John Mc Cain, Guy Malandain se targue d'avoir une grande expérience des affaires publiques nationales. Et comme au premier, on peut objecter qu'il a commis surtout des erreurs, fait de mauvais choix pour ses concitoyens durant toute sa carrière, et qu'il incarne le passé. Comparer Safia Otokoré à Obama, c'est pas un peu trop ? On joue sur le registre du symbole, ne l'oubliez pas... Et puis, au-delà des origines géographiques vaguement comparables (la côte orientale de l'Afrique, c'est tout de même long...), c'est un fait qu'elle a représenté un espoir pour de nombreux électeurs lors des dernières législatives. A tort ou à raison, on verra bien. Pareil pour Obama, d'ailleurs... C'est une femme, elle est jeune, comparée au maire de Trappes, en tout cas, et elle est noire. En France, plus encore qu'aux Etats-Unis, c'est un profil très atypique pour faire de la politique. Mais aux législatives, dans la 11ème circonscription des Yvelines, elle a fait un score dont peu de parieurs l'auraient créditée quelques mois plus tôt. Le scrutin, ensuite. En 2011, on renouvelle un tiers du Sénat. Notre département est concerné, et donc le siège de Catherine Tasca, élue de notre circonscription est à pourvoir. Les sénateurs français, comme le président américain, sont élus au suffrage indirect. Ça tombe bien pour Guy Malandain qui n'a été élu que par un quart des électeurs inscrits aux municipales, et que les sondages avaient écarté de la course à l'investiture socialiste pour les législatives. Vous n'avez pas voulu de lui pour vous représenter à l'Assemblée Nationale, chers concitoyens ? Et bien il n'aura pas besoin de vous pour aller se représenter lui-même au Sénat ! Le bon vieux grenouillage politique franchouillard fait très bien l'affaire, dans ce contexte. Et le grenouillage, Guy Malandain, il connaît ! Mais il y a un hic : le mode de scrutin a été révisé pour améliorer la mixité des genres à la "Haute Assemblée". Il intègre la proportionnelle de liste dans les départements qui élisent quatre sénateurs et plus. C'est le cas dans les Yvelines. La proportionnelle de liste, ça signifie qu'il faut figurer sur une liste pour être élu. Pas moyen de se présenter tout seul, en indépendant. Et ça la foutrait quand même assez mal de remplacer une femme par un homme alors que la réforme vise à atteindre un meilleur équilibre. On voit donc mal comment le PS pourrait accorder son investiture à notre maire, d'autant qu'il n'est pas particulièrement aimé par les dirigeants du parti. Lui-même, il faut dire, n'aime le PS que lorsque celui-cil sert ses intérêts personnels. Quand ce n'est pas le cas, il l'appelle dédaigneusement "ce parti". Bref ! Socialistes yvelinois, vous avez un choix historique à faire d'ici 2011 : proposer au grands électeurs pour représenter nos collectivités au Sénat, un Guy Mc Cain, ou une Safia Obama ! Saurez vous sentir dans quel sens souffle le vent de l'Histoire ? Bien sûr, de la même manière qu'on ne nous demandait pas notre avis pour les présidentielles américaines, on n'aura pas de conseil à vous donner... Il est vrai que Malandain n'a pas publiquement annoncé qu'il briguait le mandat. Mais on sait bien qu'il est toujours sur les rangs pour assumer "son destin national". Son dernier édito sur la feuille municipale ne trompe pas : il s'y mêle discrètement de politique nationale, comme pour nous laisser penser qu'il est de taille à jouer un rôle plus important que celui de maire de notre pauvre ville. Il avait fait la même chose lorsqu'il avait tâté le terrain avant le départ de la dernière course à l'Assemblée, en s'en prenant ouvertement au député en poste, Jean-Michel Fourgous. Quant à Safia Otokoré, on ne sait pas si elle est candidate. Et bien ça y est : elle l'est ! Safia, si vous nous lisez, sachez que vous briguez dorénavant un siège au Palais du Luxembourg ! Vous avez reçu l'investiture de "Trappes en ligne" ! Pouvons nous commencer à rêver au jour où nous cesserons, nous aussi, d'avoir honte de nos représentants ? Yes we can ! Le 5 novembre 2008. Trappes en Finistère. Sur le pont Cachin, offerte au regard des automobilistes qui traversent la ville par la N10, une banderole annonce que des élections aux comités de quartier de Trappes auront lieu en novembre. Cet endroit saugrenu sert de panneau d'affichage géant à la mairie, occasionnellement. Le procédé permet aussi sans doute de rappeler notre maire au bon souvenir des militants socialistes des Yvelines, en prévision des sénatoriales partielles de 2010. "Regardez comme j'en fait des tonnes dans Ma ville !", semble clamer l'étandard géant élevé... Il se peut aussi que Malandain se serve du pont pour y "punaiser" ses pense-bêtes personnels, puisqu’il passe dessous tous les jours pour rentrer chez lui par la nationale, là-bas, loin de Trappes. Un peu comme nous avec nos magnets sur le frigo... En tout cas, on comprend sans peine que la mairie s’inquiète de la participation à ce scrutin de second ordre. Quand on sait que la "majorité" locale n’a été élue en mars 2008 que par un quart des électeurs inscrits, on se dit qu’elle peut redouter le pire. Et la précédente élection des comités, il y a deux ans, avait été un tel fiasco que les chiffres de la participation étaient restés soigneusement planqués dans un sombre placard municipal. Notre maire accorde une importance capitale à notre avis sur "ses" grands travaux chez nous. La preuve ? C'est écrit dans les documents cadres des contrats passés entre la ville et l’Etat pour la période 2007 - 2008. Il faut dire que la participation des habitants est une "figure imposée" du cahier des charges pour l’obtention de subventions dans le cadre du renouvellement urbain, comme pour tous les dispositifs de la Politique de la Ville. Pas d'participation, pas d'pognon ! Elle est donc prévue dans le contrat de cohésion sociale de Trappes, familièrement appelé "CUCS", qu'on peut se procurer sur le site du secrétariat d'Etat à la Ville. La lecture de ce document est très instructive, même si le jargon dont il est composé s'avère rapidement crispant. On aurait volontiers essayé ici de faire une petite analyse des programmes et projets qu’il présente. On avait même commencé mais, par hasard, un petit exercice de comparaison avec d’autres villes – le benchmarking est à la mode – a révélé un fait étrange : le document présente de troublantes similitudes avec celui de... Brest ! On le trouve sur le site de la mairie concernée. On a donc creusé un peu de ce côté-là. D’abord, le jargon est rigoureusement le même, mot pour mot. Mais on pouvait s’y attendre : c’est le "milieu" du développement social qui veut ça... Ceci dit, on ne s'y habitue pas. Ça surprend toujours, ce mélange de colonialisme rationaliste dans la grande tradition saint-simonienne, et de prêchi-prêcha à la mode des Pères Blancs. Pour savoir ce que ça donnerait avec le son, imaginez-vous le croassement d'une grenouille de bénitier qui aurait fait l'Ecole des Ponts et Chaussées... Parfois, le bla-bla ne veut manifestement rien dire du tout. Mais pour palper les tunes, il faut pisser de la copie ! Le nombre de pages, ça compte aussi... Ensuite, on retrouve des "priorités" ou "préconisations" identiques dans les deux textes. C’est déjà plus inquiétant, parce que ça relativise le caractère singulier de la politique menée ici, et donc fatalement sa portée : la fameuse politique urbaine et sociale de Malandain, finalement, c'est la politique de tout le monde. Dans le tableau qui suit, jouez à retrouver les "similitudes" :
Bon, jusque là, rien de dramatique ! Du reste, si vous avez lu le texte de l'architecte Jade Tabet que Trappes en ligne vous a proposé en mai dernier, vous n'êtes pas surpris. A propos de la concertation dans les programmes de requalification urbaine, J. Tabet remarquait : "Cette procédure immuable, qui s’apparente presque à un rituel, vise à assurer l’adéquation du projet aux besoins des habitants et des usagers. Une première constatation nous permet cependant de mesurer l’efficacité réelle de ce type de procédure par rapport à l’objectif avoué : l’examen d’un échantillon de rapports de présentation se rapportant à des ensembles urbains aussi différents que les HBM de la petite ceinture, les grands ensembles des années 50 ou les constructions sur dalles des années 60, montre une similitude troublante dans la définition des problèmes, l’appréciation des dysfonctionnements et les solutions proposées pour y remédier. Cette indifférenciation par rapport à la diversité des situations n’indique-t-elle pas une tendance à la globalisation des problèmes et un manque d’attention à la spécificité des conditions particulières à chacun des cas étudiés ?" Mais entre le CUCS de Trappes et celui de Brest, ce n'est pas seulement de similitude qu'il s'agit. C'est de copier-coller pur et simple. Et cela concerne aussi... le diagnostic territorial ! Pourtant, on nous annonce du sur-mesure, du cousu main, et élaboré avec l'aide et la participation active de partenaires choisis, s'il vous plait : "Le contrat urbain de cohésion sociale de Trappes s'adosse à un diagnostic établi par les partenaires institutionnels (services déconcentrés de l'Etat, Conseil Général, CASQY, bailleurs, notamment) et associatifs locaux. Ces partenaires ont pu partager les données dont ils disposent au cours de réunions thématiques ("habitat et cadre de vie"; "éducation, santé et citoyenneté"; "emploi, insertion, développement économique") organisées dans la phase préliminaire à l'élaboration du présent contrat. Ils ont ainsi pu préciser, ensemble, les objectifs à atteindre, assortis d'indicateurs permettant de définir les actions au service de ces objectifs. L'analyse de ces données, quantitatives et qualitatives, constitue le socle du diagnostic local et fait apparaître les forces et faiblesses de la commune." Le résultat ? Jugez plutôt :
On connaissait les liens qui unissent Trappes et une partie de sa population à la Bretagne, mais on n'imaginait pas que la marque celte était si profondément imprimée dans la ville, au point qu'on puisse la confondre avec Brest ! Si au moins ça pouvait nous amener la mer à Trappes... Cherchez bien dans les textes, vous trouverez d'autres "ressemblances". Vous croyez toujours, après avoir lu ça, que la politique menée à Trappes par Malandain et sa "majorité" est mitonnée aux petits oignons tout exprès pour vous ? Vous pensez encore que votre avis est respecté et qu'il peut intéresser quelqu'un dans cette mairie ? Si oui, alors élisez des représentants aux comités de quartier de Malandain en novembre. Mais si vous avez des remarques constructives à faire concernant le renouvellement urbain dans votre quartier, vous pouvez tout aussi utilement en faire part directement au maire... de Brest ! Le 18 septembre 2008. Les visiteurs. Que fait la police ? Non, vraiment, on se l'demande, ma pôv' dame ! Jean-Yves Gendron, notre deuxième adjoint au maire – dit "Jean-Jean la Chignole" - les avait poutant prévenus, dans sa "lettre du maire" de juillet signée par intérim et immortalisée sur un nouveau blog non officiel : ça cambriole à Trappes, pendant les vacances. Mais notre adjoint expert en bricolage domestique autant que politique s'est fatigué pour rien : les malfaiteurs ont opéré tout l'été. Voitures visitées et parfois brûlées, maisons et appartements cambriolés ont été le triste lot estival de nos quartiers... Si on s'est introduit chez vous en votre absence et que vous avez un ami président de la République, demandez-lui de faire limoger le responsable départemental de la sécurité par sa ministre de l'Intérieur. Il paraît que c'est la coutume ! Vous pouvez aussi demander à votre bailleur et à son maire de Trappes préféré en quoi leurs grilles et digicodes censés vous "résidentialiser" agissent contre l'insécurité... En fait, vous pouvez toujours perdre votre temps à chercher des coupables, des responsables ou au moins des boucs émissaires. La vraie cause de la délinquence, c'est la baisse du pouvoir d'achat et les vacances passées à Trappes-les-Bains ! Les travaux pharaoniques de Guy Malandain et sa "majorité" élue par un électeur sur quatre n'y pourront pas grand chose : l'été à Trappes, on s'ennuie ferme ! Bonne rentrée quand-même à tous ! Le 9 septembre 2008. Trappes-en-limousine... Ainsi, comme on l'a souligné l'autre jour (voir plus bas), le blog satirique "Auffargis-Trappes-Auffargis-par-la-N10" a été fermé. Kamal Benmarouf, blogueur trappiste et désormais socialiste, nous a informé qu'un lecteur a feint de s'indigner de "propos racistes" auprès de l'hébergeur Haut et Fort, lequel a immédiatement bloqué le contenu du site. Mais Kamal penche plutôt pour une intervention des amis du maire de Trappes, Guy Malandain. Pourquoi pas, après tout ? Peut-être ont-ils pris la mesure de la menace que faisait peser sur la majorité municipale ce petit écran humoristique ouvert à tous sur la toile. Nos fonctionnaires locaux de la révolution "prolétariste" ou ceux de la gauche socio-libérale (et néammoins néo-stalinienne) le savent bien : la dérision est bien l'arme la plus efficace contre leur sinistre ringardise ! Les dérives de leurs mesquines idéologies conservatrices du siècle dernier sont tellement tragiques qu'il vaut mieux en rire, et c'est précisément ce que nous proposait le défunt petit blog. Le sécuritarisme patelin de notre trinité municipale (Guy, Jeanine, Jean-Yves) n'est pas si différent, en effet, de celui de Nicolas Sarkozy, si on fait abstraction des "éclats" et gesticulations médiatiques de ce dernier. Et le "résidentialisme" technocratique de notre gauche urbanisante rejoint les quotas obsessionnels du ministre de l'identité nationale Hortefeux, sur au moins un point : l'Autre est mon ennemi ! Nous sommes de plus en plus nombreux à Trappes à le penser, mais... malheur à celui qui le dit ou l'écrit ! Mais si ça se trouve, remarquez, on fait totalement fausse route... Et si, en fait, la fermeture du fameux blog n'avait rien à voir avec les moqueries que le rédacteur dirigeait contre Malandain et sa première adjointe ? Et si l'auteur de la plainte auprès de Haut et Fort n'était autre que... le lobby automobilo-pétrolo-bétépiste ? Regardons-y de plus près. Au-delà de la personne du maire et de sa politique, c'est tout un mode de vie qui était stigmatisé par le blog : celui de ces "rurbains éclairés" des années 70 qui ont cultivé ici, à Saint-Quentin en Yvelines, la version française d'une forme d'organisation de la société particulièrement destructrice de l'environnement et des liens sociaux. Bagnoles envahissant tout l'espace, autoroutes à usage quotidien pour aller s'acheter des clopes ou une baguette de pain, croissance urbaine sans limite mais incapable de loger le plus grand nombre, productivisme aveugle et dénué du moindre projet social : c'est l'absurdité de notre Ville Nouvelle des marchands de gazole et de bitume qui apparaissait, en filigrane, dans ces monologues d'un autocrate imaginaire, cynique et suffisant, au volant de sa berline. En corollaire, on pouvait aussi lire entre les lignes l'évocation de la confiscation du pouvoir par une poignée de technocrates déguisés en militants politiques, méprisant royalement les populations habitant leur terrain de jeux. Les gardiens du temple du capitalisme bitumeux ont pu s'émouvoir de cette grave atteinte à l'Ordre Privé, et ils ont pu vouloir éliminer ce germe d'insurrection... A propos de l'idéologie de la bagnole chère à nos élus qui habitent loin de chez nous, TL vous propose de (re)découvrir un texte dans lequel, en 1973, André Gorz* montrait Trappes du doigt comme prototype français d'une idéologie suicidaire, cité par Vélorution : "...on n’est pas libre d’avoir une bagnole ou non parce que l’univers suburbain est agencé en fonction d’elle - et même, de plus en plus, l’univers urbain. C’est pourquoi la solution révolutionnaire idéale, qui consiste à supprimer la bagnole au profit de la bicyclette, du tramway, du bus et du taxi sans chauffeur, n’est même plus applicable dans les cités autoroutières comme Los Angeles, Detroit, Houston, Trappes ou même Bruxelles, modelées pour et par l’automobile." Qu'est-ce qui a changé depuis ? Pas grand chose... André Gorz, dans ce texte d'une clairvoyance presque troublante, avançait quelques géniales prémonitions** : "Pour leurs déplacements quotidiens, ils [les citadins] disposeront d’une gamme complète de moyens de transport adaptés à une ville moyenne : bicyclettes municipales, trams ou trolleybus, taxis électriques sans chauffeur." Qu'avons-nous fait, ici, de tout cela, nous ? Rien ! Mais ça n'est pas la faute des élus saint-quentinois, bien sûr. Quand il faut se gargariser à propos de la formidable "réussite économique" de l'agglomération, y'a du monde ! Mais si on évoque des problèmes, c'est la faute à l'Etat et au Conseil général de droite, voire à la Région qui est pourtant à gauche, elle... Non, pas une piste cyclable digne de ce nom, à Trappes. Pas de tram sur les emprises prévues pour des couloirs de bus jamais aménagés. Pas de véhicules non polluants pour les services municipaux. De nouvelles rues sans vie, des parkings, des lotissements rase-bitume dévoreurs d'un maximum d'espace pour un minimum de logements , et toujours moins de commerces de proximité. Mais un plateau urbain couvrira la N10 sur 300 mètres de long ! Ça, c'est pour la bonne conscience et les marchands de travaux publics. Mais tout de même, que les inconditionnels du déplacement automobile soient rassurés : le plateau permettra de circuler mieux et plus... en voiture ! Pourtant, les américains eux-même semblent en sortir (doucement...), de cette époque. On peut lire dans la presse récente ici ou là des indices d'une évolution qui atteindra, n'en doutons pas, le cerveau de nos élus locaux préférés... avec 10 ou 15 années de retard ! Le 15 juillet 2008.
*Ce
philosophe et journaliste compte parmi les fondateurs de l'écologie
politique en France. Il était inspiré notamment par des
penseurs tels qu'Ivan Illich, Marcuse, Theodor Adorno ou Jürgen
Habermas. Rien à voir avec les auteurs de référence
de la pensée profonde de nos édiles trappistes, qui
s'appellent plutôt Martin Bouygues, André Citroën
ou André Michelin... ** L'ancètre des Vélibs date de 1976 : avec les "Vélos Jaunes", la mairie de La Rochelle, souvent pionnière en la matière, propose 350 vélos en libre service gratuit pour une durée de deux heures. Trappes-en-Corée-du-Nord ? Vous l'avez sûrement remarqué, la loi du silence ne règne plus en ville, depuis plusieurs mois : les blogs manifestant une vive opposition à la majorité conservatrice de la municipalité trappiste se sont multipliés sur la toile pour relayer l'exaspération d'un nombre croissant d'habitants, puisque les partis politiques sont muets. Profitons-en d'ailleurs pour rappeler que cette majorité n'a été réélue au premier tour du scrutin municipal de 2008 qu'avec les voix d'un électeur sur quatre ! Parmi ces blogs, depuis les élections justement, une petite page satirique présentait la vie politique locale sous un angle humoristique en nous proposant de faux monologues du maire de Trappes sur fond de chansons franchouillardes choisies avec un goût très sûr. Il a été fermé par son hébergeur "Haut et Fort" sous le prétexte, grotesque pour quiconque a appris à lire, qu'il diffusait des propos racistes. L'affaire est relatée par Kamal Benmarouf sur son nouveau blog. En cette période trouble pour la démocratie, où le président de la République française entend nommer lui-même le directeur de la télévision publique, on pourrait bien se retrouver à Trappes, si ça continue, avec le site web de la mairie comme seule ressource trappiste sur le web... Et notre maire, Guy Malandain, serait enfin un Grand Homme... incontestablement ! Vive le webcentralisme démocratique ! Le 26 juin 2008. Ce petit site veut modestement contribuer à l'information locale des trappistes... et des autres. Cette information sera partielle et partiale ! Vous voilà prévenus ! Mais le parti pris, ça vaut toujours mieux que la manipulation à deux centimes, le gargarisme et la langue de bois des publications locales institutionnelles pour lesquelles tout est beau et merveilleux à Saint-Quentin-en-Eden ou à "Trappes-en-Yvelines point com". En tout cas, c'est notre avis. Et de toute façon, ce site ne vous coûtera rien ! Nous vous proposerons, le plus régulièrement possible, une lecture très personnelle de l'actualité locale, et des ressources pour essayer de s'y retrouver dans le maquis de nos institutions si parfaites et si bien gardées... Qui sommes-nous ?
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