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Elections législatives 2007 dans la 11ème circonscription des Yvelines. L'ordre antéchronologique adopté par la présentation des articles ne ménage pas le suspens... Tant pis ! Z'avez qu'à partir du bas et remonter ! Législatives dans la 11ème circonscription des yvelines (5) : résultat. Ainsi, Jean-Michel Fourgous est réélu député de la 11ème circonscription des Yvelines avec 51,75% des suffrages exprimés contre 48,25 à la socialiste Safia Otokoré. Il améliore d'un demi poil son résultat de 2002 (51,66%), mais c'est beaucoup plus serré que ce qui était annoncé après le premier tour. D'ailleurs, Safia Otokoré obtient plus de voix que la candidate socialiste de 2002, Catherine Tasca, qui était affublée de Guy Malandain comme suppléant (14 796 contre 14 616). Finalement, c'est une belle performance pour la "parachutée" à qui on promettait une tôle mémorable. Les dinosaures socialistes "ancrés" (englués ?) dans la circonscription n'auraient peut-être pas fait mieux, et Guy Malandain a sans doute été bien inspiré de suivre les sondages en se retirant de la course au dernier moment. Une page de la vie publique locale est tournée, et un changement de génération est en marche. Manifestement, Djamal Yalaoui, lui, a raté le train du renouveau. Avec moins de 350 voix à Trappes au premier tour et pas plus de 850 sur l'ensemble de la circonscription, il pourrait disparaître de la scène politique avant même d'avoir fait son entrée. Le 17 juin 2007. Législatives dans la 11ème circonscription des yvelines (4) Tout le monde à Trappes, à commencer par les candidats, attend un duel annoncé (mais incertain) entre l'UMP sortant Jean-Michel Fourgous et la socialiste Safia Otokoré au deuxième tour des législatives de la 11ème circonscription des Yvelines. Plutôt que de rajouter une louche sur ce sujet de politique nationale, Trappes en ligne vous propose une lecture plus trappiste du scrutin. En 2001, les municipales de Trappes avaient servi de tremplin à Guy Malandain pour la reconquête de son siège à l'Assemblée nationale. C'était du moins ce qu'il croyait. C'était sans compter sur l'évolution de la vie politique locale, qui tend de plus en plus à le pousser vers la sortie. En 2007, on pourrait presque inverser la logique : à part Safia Otokoré et Jean-Michel Fourgous qui roulent pour des organisations nationales, les candidats semblent chercher à se positionner pour les municipales de 2008, c'est à dire par rapport à Guy Malandain. Prenons quelques exemples. Hamed Debbouze a choisi sa cible : sur ses supports de campagne, il n'attaque que Safia Otokoré. Elle est très vilaine, et surtout parachutée. On connait cette rengaine. On sait aussi que tout le monde, dans la 11ème, a été un jour parachuté : Catherine Tasca, Guy Malandain (qui n'habite toujours pas Trappes, comme d'autres élus de sa majorité municipale), Jean-Michel Fourgous, Djamal Yalaoui (qui vient de Guyancourt), etc. Monsieur Malandain, lui, il est très gentil, et Hamed Debbouze l'aurait soutenu s'il avait été investi par le PS. Mais le PS est méchant. Comme tous les appareils. D'ailleurs, pour lutter contre cette dictature des appareils de partis, H. Debbouzze a la solution : créer un nouvel appareil, celui du Mouvement social démocrate ! Sa profession de foi est une caricature de langue de bois populiste : aucune conviction, aucune réflexion, quelques slogans consensuels et hop, en piste ! Hamed Debbouze sera donc sur la liste de Guy Malandain aux municipales... Evelyne Duquennoy, candidate "officielle" du Modem, décline dans ses tracts quelques thèmes chers à François Bayrou pendant la campagne des présidentielles. Autant dire qu'elle mène une campagne en creux... Mais pendant ce temps, sur son blogue, Benoît Cordin (son suppléant) pilonne, dans un français calamiteux (relisez votre copie avant de la mettre en ligne, professeur !), Djamal Yalaoui et l'UMP locale. Ils sont méchants : ils cherchent des poux au gentil Monsieur Malandain que Benoît Cordin admire beaucoup. Benoît Cordin sera sur la liste de Guy Malandain aux municipales... Rien d"étonnant à cela. Malandain, avec son côté "vieille France", a tout pour séduire la très catholique et conservatrice UDF, même relookée en "Modem" branché. On se souvient d'ailleurs que Nicolas About, le très révolutionnaire sénateur maire UDF de Montigny-la-Rebelle, avait appelé à soutenir Malandain aux municipales de 2001. Luc Miserey est plus difficile à cadrer dans ce contexte. Au PC, il existe un authentique courant politique national et local favorable à la promotion d'un projet antilibéral. Ce courant en rencontre d'autres, et il est naturel que des candidatures unitaires émergent. On se dit qu'il en ressortira sûrement une liste aux prochaines municipales. Oui mais... Dans le comité de soutien de Luc Miserey, on remarque les noms de certains conseillers municipaux communistes qui seront, à n'en pas douter, colistiers de Malandain l'année prochaine, et dès le premier tour... Parions que lui-même ne sera pas du lot ! Djamal Yalaoui, quant à lui, a déjà déclaré sa candidature contre Malandain. Les législatives ne sont donc pour lui qu'une occasion d'occuper le terrain et de se montrer. D'après le Bondy Blog, un sondage ne lui laisse pas espérer plus de 5 % des votes (ce doit être le même sondage qui a renvoyé Malandain à la maison en lui signalant qu'il ferait moins que Safia Otokoré s'il se présentait). Ceci expliquerait-il le fait qu'il accorde si peu d'importance à l'étiquette sur son affiche ? Tour à tour PS, puis indépendant, puis Modem, puis rien du tout pour finir, le tout en quelques semaines ? Peu importe le parti, ce qui compte, c'est ma gueule ! Ça lui irait comme un gant, comme slogan ! "Les boutiques, c'est fini !", lançait-il au communiste local François Boukhtouche sur le marché de Trappes devant les caméras de Canal Plus. C'est vrai que son épicerie à lui est foraine, pour le moment. Mais vous verrez qu'il succombera aux sirènes du sédentarisme si on le laisse reprendre un fonds de commerce. Comme celui de l'hôtel de Ville, par exemple. Djamal Yalaoui ne sera pas sur la liste de Guy Malandain aux municipales... Pourtant, sa campagne est plus axée sur les insultes hargneuses et gratuites contre Safia Otokoré que sur la critique du sortant Fourgous ou de la politique locale de son ennemi Malandain, sur lequel il n'a rien de consistant à dire. Le point positif de tout ça, c'est qu'il emmène avec lui sur le terrain politique une nouvelle génération de trappistes qui, elle, est vraiment porteuse d'espoir. Ces jeunes, mobilisés autour des échéances locales et engagés pour l'élection de Yalaoui, n'avaient aucune chance de faire entendre leur voix au sein des partis traditionnels. Lui, à 41 ans, n'est plus vraiment un perdreau de l'année. Il est trop vieux pour ne pas avoir été influencé par les dérives "politiciennes" de la vie publique ces dernières années, et trop représentatif de cette génération biberonnée à l'essence plombée, pour qui le projet collectif de vie en société se résume à la baisse des charges pour les petites entreprises. Le 8 juin 2007. Législatives dans la 11ème circonscription des yvelines (3) Bon... On essaie de suivre les rebondissements de la politique locale, mais c'est pas simple ! Djamal Yalaoui est donc candidat "indépendant républicain", labellisé "candidat propre" par la "plate-forme associative de campagne contre la corruption et pour l'éthique en politique" (Antidote) de l'association Anticor. Pfiouh ! Ça en jette ! On vous laisse le soin de découvrir par vous-même ce qu'est ce mouvement. Yalaoui champion de l'éthique en politique ? Pourquoi pas... Dans un pays où Jacques Chirac fait dans le développement durable avec l'ancien directeur du FMI, tout est possible ! Mais il devra tout de même dissiper quelques doutes quant à son parcours et résoudre quelques contradictions dans son action locale pour nous en convaincre. Est-il vert, socialiste, centriste ? Il reprend à son compte les figures imposées de son "label" Anticor et ses 13 propositions, mais que veut-il, lui ? Que votera-t-il s'il est élu ? Sera-t-il dans la majorité présidentielle ? Dans l'opposition ? Quelles sont ses positions par rapport aux projets du nouveau président de la République pour la législature ? Il se prononce contre le cumul des mandats, mais il est déjà candidat à deux élections : les législatives et les municipales. Ça commence mal ! Il se prononce pour une réforme de la justice qui rendrait les juges responsables de leurs actes. Mais pourquoi les juges seraient-ils responsables quand les élus ne le sont pas ? Lui-même n'est en effet pour rien dans la politique qu'il a votée pendant quatre ans au sein de la majorité malandainiste du conseil municipal de Trappes. Du reste, en matière de lutte contre la corruption, on n'est pas totalement démuni. Ainsi, un pare-feu législatif interdit au juge de briguer un mandat électif sur le territoire où il exerce sa profession. Par contre, un avocat peut mélanger allègrement bataille politique et activité professionnelle sur le même terrain. Est-ce normal ? Par exemple, le candidat Djamal peut attaquer le maire de Trappes sur le dossier de la gestion du parc HLM de la ville par la SAREPA, et l'avocat Yalaoui rassembler les dossiers à porter devant les juridictions compétentes en distribuant aux locataires des formulaires de demande d'aide juridictionnelle... En matière de transparence et de clarté, un site de candidat est assez exemplaire. Il s'agit de celui de Luc Miserey et Pascale Charmeil, les candidats de la "Gauche antilibérale et alternative" pour notre circonscription. On y voit clairement qui est qui, qui est pour qui, qui est pour quoi. Tout est bien rangé dans des rubriques simples, et écrit dans un français compréhensible. On ne vous cache pas que cette façon de faire de la politique locale a plus nos faveurs que les combines d'un Malandain ou d'un Yalaoui. Les autres candidats de la circonscription, vous les trouverez bien tout seuls. Trappes en ligne n'est pas un service public de l'information ! Le 23 mai 2007. Législatives dans la 11ème circonscription des yvelines (2) : les "papys flingueurs" à la retraite ! Guy Malandain ne sera pas candidat. Pourtant, la semaine dernière, il prétendait surfer sur la haute vague des suffrages obtenus par Ségolène Royal dans la circonscription, notamment à Trappes. Le voyant déjà en haut de l'affiche locale du PS, ses soutiens à la section socialiste échaffaudaient des plans, tous plus tordus les uns que les autres, pour éliminer l'obstacle Safia Otokoré. Le journal Toutes les Nouvelles, dans son édition du 16 mai rapportait ainsi des "murmures" de militants : "Le parti pourrait très bien jouer un tour de passe-passe en nommant Guy Malandain candidat et Safia Otokoré suppléante". Mais François Hollande ne se prend pas pour Oudini ou pour Copperfield. Bien avant cela, apprenant l'arrivée de Safia Otokoré dans la circonscription, Guy Malandain avait pris contact avec le mouvement de Jean-Pierre Chevènement. De ça, il ne se vantait pas dans sa "Lettre du Maire" datée du 10 mai : "Personnellement, je ferai des propositions à mon parti et à la gauche pour que les chances de l'emporter dans cette circonscription soient vraiment réunies." Dans les Nouvelles, on évoquait même une investiture de Malandain par le MoDem de Bayrou... Mais le PS a tranché. Pas de Malandain comme candidat, ni de Vuilliet, maire de Bois-d'Arcy, comme suppléant. Dans une lettre aux habitants rapportée par le Parisien d'aujourd'hui (22 mai), le maire de Trappes, visiblement très amer, annonce son retrait du scrutin. Manifestement, il semble n'avoir compris que trop tard la véritable portée du mini raz-de-marée local pour Royal aux présidentielles. La candidate socialiste a bien obtenu 7165 voix le 6 mai dans la seule ville de Trappes, mais les deux tiers de ces électeurs n'ont jamais voté pour Malandain, et ne voteraient probablement jamais pour lui. Ils sont jeunes, contrairement aux électeurs de Malandain en 2001, et il ne fait pas de doute que, entre une jeune femme proche de Ségolène Royal, et "le papy flingueur" - comme l'appellent les socialistes yvelinois - adepte des intrigues de couloir, ils choisiraient la première. Le risque d'arriver derrière la candidate officielle, c'est certainement la vraie raison de la reculade de Malandain. Publiquement, il préfère la jouer "loyaliste" : "Les élections législatives sont des élections nationales qui relèvent de la responsabilité des partis politiques. Ils ont fait un choix. Ils se trompent peut-être. Mais je me dois, en tant que républicain, de respecter leur décision". Voila qui confirme que, pour lui, la République ne descend pas jusqu'à l'échelon municipal qui reste un fief féodal. Il s'est ainsi présenté aux municipales de 2001 à Trappes contre la décision du PS des Yvelines qui soutenait le maire sortant. Depuis, il a réintégré le PS... Mais pour combien de temps ? Dans sa lettre du 10 mai, il désignait le PS en écrivant "mon parti". Après la décision des instances nationales de l'écarter, il évoque "ce parti". Une page est tournée. Pour autant, nous ne sommes pas encore débarrassés de Guy Malandain qui nous déclare : "j'ai décidé de consacrer tout mon temps à Trappes, jusqu'à la fin de ce mandat et pendant le prochain si je suis élu." Ainsi, il s'occupait donc d'autres choses... On est étonné de l'apprendre ! Faute de pouvoir briller à l'Assemblée, il condescend à continuer d'illuminer notre médiocrité de sa présence à Trappes. C'est trop d'honneur qu'il nous fait. On ne peut pas accepter. Aux prochaines municipales, on va se trouver quelqu'un plus proche et plus digne de nous ! Le 22 mai. Législatives dans la 11ème circonscription des yvelines.
Procédons par ordre. Commençons par la candidate officielle du PS. Depuis les dernières élections présidentielles, on a eu la confirmation du fait que la nuance entre "socialiste" et "de gauche" était de plus en plus importante. Le PS de Ségolène Royal s'est en effet irrémédiablement éloigné de la gauche dite "radicale" ou "anti-libérale" (la gauche, quoi), pour se rapprocher du "centre" de François Bayrou. Ce glissement vers la droite provoque une collision / fusion avec le parti de Bayrou qui prétend, lui, glisser au centre, donc vers la gauche si on considère qu'il vient de droite. Il permet aussi au PS d'occuper l'espace de centre-droit élargi par l'UMP qui s'écarte pour sa part vers l'extrême droite de tradition pétainiste. Tout cela est clair comme du jus de myrtille, mais une question s'impose : le PS de Safia Otokoré est-il encore un parti de gauche ? Le cas Yalaoui est beaucoup plus simple. Exclu du Parti socialiste, il se présenterait sous l'étiquette du mouvement de Bayrou, et ne peut donc être considéré comme un candidat de gauche. Comme beaucoup de militants issus des "minorités visibles", Djamal Yalaoui a fini par se rendre compte qu'il n'était pas chez lui au PS. Son passage au centre droit peut avoir deux explications : le PS et l'UDF étaient deux partis très proches ; Djamal Yalaoui n'est pas un homme de convictions. Chacun est libre de se faire son idée... Malandain, enfin, est un cas complexe. Il a toujours été socialiste... sauf quand ce parti a choisi d'autres candidats pour le représenter ! Mais laissons de côté la sordide cuisine de basse politique locale qui lui est chère pour regarder les actions de l'élu. A Trappes, Guy Malandain a été, depuis son élection à la tête de la mairie, un exécuteur zélé de la politique en trompe-l'œil des gouvernements Raffarin puis Villepin. Par ailleurs, le paternalisme franchouillard d'un autre temps qu'il a imposé comme style municipal depuis cinq ans le rapproche plus de la droite modérée et bourgeoise traditionnelle que de la gauche, ou du moins de l'idée qu'on peut encore se faire de cette dernière. Enfin, les réserves sur le positionnement à gauche du PS doivent lui être opposées autant qu'à Safia Otokoré, puisqu'une partie des socialistes locaux le soutient. Les grands principes, comme la parité, ne pèsent pas lourd en face de la reconnaissance du ventre... Finalement, on aurait tendance à penser que, des trois, Safia Otokoré est la moins à droite... Mais il reste un bel espace à investir pour de vrais candidats de gauche. Le 20 mai 2007.
Le web est merveilleux : on peut y admirer les candidats aux législatives pour la 11ème circonscription sur de courtes vidéos, toutes plus intéressantes les unes que les autres. En attendant la prestation de l'inoxydable Guy Malandain dans un remake du "Retour de la Momie", Trappes en ligne vous propose d'aller regarder deux autres candidats de gauche. Honneur à l'investie officielle du Parti socialiste (si c'est toujours son nom) : Safia Otokoré. Qu'elle soit "parachutée", après tout, c'est le problème de ceux qui brigaient localement l'investiture, pas le nôtre. Ceci dit, on aurait pu lui donner un GPS avant de la jeter de l'avion, ou au moins une carte IGN récente. En effet, elle a déclaré avec hésitation (ici) à une jeune socialiste de la Sorbonne : "Je suis dans un territoire qui est un peu dans les Yvelines, ça regroupe... vous avez à côté Versailles, une partie de Saint-Quentin ..." Mis à part ces anecdotiques problèmes de repérage dans l'espace yvelinois, excusables pour une bourguignone, Safia Otokoré nous livre ses solutions pour l'emploi des jeunes. On n'a rien compris à ce qu'elle a dit (n'hésitez pas à nous écrire pour nous expliquer), mais c'est un sujet important. Comme elle le dit elle-même avec une clairvoyance presque surnaturelle : "les jeunes, c'est l'avenir de notre société" ! Heureusement que Jean-Claude Van Damme n'est pas éligible en France... Sur un autre site (le sien à lui), c'est Djamal Yalaoui qui livre sa profession de foi en podcast. Celui qui nous proposait l'année dernière "une autre idée de la politique" déclare : "Notre engagement dans ces élections législatives, c'est d'apporter notre contribution, premièrement aux dérives de nos gouvernants dans les mesures qu'ils prennent à l'égard des citoyens qu'ils sont censés représenter, et également répondre au désarroi grandissant d'un nombre de plus en plus important de citoyens." Voilà que certains rament pour contribuer aux dérives... C'est pas gai ! Ca nous plonge, nous aussi, dans un océan de désarroi ! Il a dit d'autres choses, mais on s'est endormi en écoutant la suite... Le 19 mai 2007 |
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