| Tout le monde, en
ville,
connaît quelqu'un
qui
travaille à la mairie. Avec leur feuille de paye de
septembre,
les employés de la ville ont reçu une lettre
assez
étrange de leur employeur, le maire de Trappes. Il y est
question d'une "affaire" qui agite les services municipaux depuis le
mois d'août, celle d'un membre de la direction
générale qui a utilisé une voiture de
la ville
pour partir en vacance. A lire les termes de cette lettre, l'affaire
aurait dû rester secrète... au nom du "devoir de
réserve"
auquel sont soumis les fonctionnaires. Le maire reproche à
son
personnel d'avoir laissé filtrer vers l'extérieur
des
éléments de cette histoire, sur un ton qu'on peut
juger
lourd de menaces. A l'origine de cette polémique se trouve
un
tract qui a été distribué au personnel
municipal. Les syndicats y demandent des explications sur les
conditions d'utilisation des véhicules de la ville par les
cadres de
direction. En quoi consiste le devoir de réserve ? On en trouve une définition sur www.fonction-publique.gouv.fr, web public ministériel, dont voici un résumé. En fait, l'obligation s'évalue en fonction de la personne et du contexte. La vraie question, ici, est de savoir si l'obligation de réserve sert à protéger le service public, ou à dissimuler ses dysfonctionnements, voire à tenir secrets des abus. Est-ce le fait de divulguer un dysfonctionnement qui porte atteinte à la considération du service public par les usagers, ou le dysfonctionnement lui-même ? Ici, le problème n'est pas tant de savoir si un véhicule de fonction peut être utilisé en vacance par son bénéficiaire : il est évident que oui. Même si on peut trouver que l'avantage est déplacé dans une ville où trop d'habitants n'ont pas pu partir en vacances cette année pour des raisons financières. La vraie question est : les membres de la direction de la mairie de Trappes ont-ils droit au véhicule de fonction qu'on leur a accordé ? Pour tenter d'éclairer ce débat, Trappes en ligne vous propose une sélection de textes réglementaires et des extraits de rapports des Chambres régionales des comptes qui contrôlent l'utilisation des fonds publics, notamment dans les collectivités. LOI n°90-1067 du 28 novembre 1990 (ici) Rapports d'observations définitives de CRC (ici)
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