![]() |
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Les billets ayant un rapport direct avec des élections sont rangés dans des "dossiers locaux". Calculs politiques. Le premier journal municipal du nouveau mandat est dans nos boîtes. Il est consacré au conseil qui a suivi les élections et au cours duquel on a élu le maire et les adjoints. Premier constat, au vu des photos du conseil et du public : à Trappes, on n’a pas besoin d’installer des boîtiers à ultrasons pour lutter contre les rassemblements de jeunes ! On a manifestement trouvé d’autres recettes de répulsif pour les locaux de l’hôtel de Ville. Des années de délégation jeunesse de Khadija Aram et une tentative d’organisation d’un conseil municipal de la jeunesse ont apparemment calmé les ardeurs citoyennes des trappistes de moins de 100 ans... Sur la mise en place de la nouvelle équipe et sur la "nouvelle" politique municipale, on n’a pas grand chose à signaler. Sur le reste du magazine non plus. Ah si, tout de même : on constate que le maire, Guy Malandain, a du mal avec le calcul. Il écrit, dans son édito : "Mes chers concitoyens. Votre vote lors des élections municipales a marqué largement, dès le premier tour, le souhait de la majorité d’entre vous de continuer à construire l’avenir de Trappes-en-Yvelines sur la base de valeurs de gauche, de valeurs républicaines". Passons sur l’allusion perfide - et même quasi diffamatoire - au fait qu’un ou plusieurs de ses trois concurrents ne seraient pas imprégnés de "valeurs républicaines"... Le compte n’est pas bon. On peut, à la rigueur, limiter la notion de "concitoyen" aux seuls électeurs, en admettant qu’il ne soit pas méprisant d’exclure tous les autres adultes majeurs, et sans entrer dans des considérations de nationalité. Et bien, même si Guy Malandain ne s’adresse qu’aux électeurs, il doit les compter tous. Or, les 3 195 voix qui l’ont porté sur son siège, ça ne représente qu’un quart des 13 050 inscrits. C’est très loin de la "majorité de nos concitoyens", même dans une acception très restrictive. A moins que le maire ne considère comme ses concitoyens que les seuls votants du 9 mars 2008. Il ne se considérerait donc pas comme le maire de tous les trappistes ? A vrai dire, on s’en doutait un peu, depuis sept ans... Un autre problème politico-arithmétique est posé en page 4, à propos de l’élection du maire par les conseillers municipaux : 27 voix pour ; 1 vote nul ; 4 voix contre. On n’a pas la liste des présents, ça n’aide pas à comprendre pourquoi il manque 3 voix sur les 35 élus que compte le conseil. Les colistiers de Fourgous n’ont peut-être pas pris part au vote. Les quatre voix contre Malandain, on imagine que ce sont celles de Dubuisson et les siens. Mais le vote nul ? Qui c’est t-y donc ? Y’en a un qu’a raturé son p’tit bulletin exprès, ou c'est plutôt qu’il a maladroitement renversé son café dessus par inadvertance ? La majorité municipale commencerait-elle déjà à se lézarder ? Ça promet pour les six années qui viennent... Le 5 avril 2008.
Moins inattendu : Khadija Aram est adjointe à "l'action républicaine". Ça doit avoir un rapport avec la vie associative et religieuse, dans l'esprit tordu de Malandain... On ne sait pas trop ce que ça peut recouvrir comme mandat. Elle non plus, si ça se trouve... En tout cas, elle n'est plus à la jeunesse, c'est toujours ça ! Mais tout le monde avait déjà oublié cet épisode de la vie publique locale... Jeanine Mary est adjointe à l'éducation, l'enfance, la famille. La Super Nanny des colonies, fraîchement élue au Conseil général, va nous les secouer, les femmes trappistes, avec l'aide de ses dames patronnesses de la "Maison des man-mans" ! Musulmanes ou pas, elles va leur faire enlever ces foulards et leur apprendre à cuisiner les endives au jambon, c'est moi qui vous l'dit ! Quant à notre druide cryptosocialiste, Jean-Yves Gendron, il est adjoint à l'emploi, au développement économique et à l'insertion. La "compétence" sera au rendez-vous, c'est certain. S'il fait autant pour l'emploi des trappistes que pour le sien, le chômage local, c'est déjà du passé ! Pour ce qui est du volet développement, on peut faire confiance au talent du fin négociateur immobilier qui a su fourguer le siège départemental du PCF à l'agglomération qui l'a transformé en service jeunesse municipal. Le bâtiment avait été agrandi dans les années 80, grâce à une grande souscription populaire, pendant les grands travaux de rénovation des squares de la SEM SATRA. Ne ricanez pas, insolents ! Gendron est président de la pépinière intercommunale d'entreprises Promopole, mais, pour autant, la création d'entreprises, c'est pas vraiment son dada. Non, son truc, c'est plutôt les négociations de haut vol, du genre de celles qu'on mène en septembre, à la fête de l'Huma, à "l'Espace collectivités". C'est une sorte de salon littéraire qui récompense les meilleures fictions dans la catégorie "appels d'offres publics des collectivités territoriales". La distribution de l'eau en régie, à Trappes, chers colistiers de Dubuisson, c'est pas pour demain, vous pouvez en être certains ! Eric
Gomis n'est plus adjoint. Ça, c'est la mauvaise nouvelle.
Espérons qu'il sera élu vice- président de
l'agglomération de Saint-Quentin en Yvelines. Il saura nous
représenter dignement, soyez-en sûrs, et saura user de
son charisme tout en restant sobre, dans la conduite des politiques
intercommunales. On est bien soulagé qu'il ait changé
d'avis, finalement. Pendant deux ou trois ans, en effet, il a
clamé
sur tous les parkings de la ville qu'il était pressé
d'en finir avec ce mandat, cette politique d'abandon des jeunes, ce
maire despotique et son équipe de "soiffards de
reconnaissance", comme il appelait ses colistiers à
l'époque, et qu'on ne l'y reprendrait pas. Trappes ne se serait
pas remise de la défection
d'une telle pointure, si estimée par les jeunes de la ville et
par les techniciens qu'il côtoie à la mairie ou à
l'agglomération, et que toutes les collectivités
environnantes nous envient ! Saluons ce revirement salutaire qui n'est
motivé, c'est l'évidence, que par l'amour des
idées et de l'action politique! Après, on verra... Le 30 mars 2008.
Hic laïque - 2. Ouh ! Pas laïque, la cantine de l'Ecole publique à Trappes ! Ouh ! On y a servi, en avance, un "Repas de Noël scolaire" le jeudi 20 décembre. Profitons-en pour rappeler à ceux qui croient que Noël est le nom de la journée mondiale de la dinde, qu'il s'agit en réalité d'une fête religieuse chrétienne. Parfait hasard ou mesquine et cynique vengeance de la municipalité après l'affaire de "l'abattoir mobile" qui a divisé la majorité malandainiste ? Toujours est-il que c'est tombé à la date de l'Aïd-El-Adha, grande fête musulmane qui commémore le sacrifice d'Abraham... Le 21 décembre 2007. Nuit gravement à la santé politique. Vous pensiez que la police municipale de Trappes n'était occupée qu'à remplir des carnets de PV sur la zone bleue de stationnement autour de l'hôtel de Ville ? Vous aviez peut-être tort. La police municipale pourrait bien être une cellule secrète de lutte contre le terrorisme international des intégristes narcotrafiquants. Ce que Jamel Debbouze appelait dans un de ses sketches : "les réseaux islamistes de drogue" ! Une sorte de mélange d'Al Qaïda et de la maffia russe, mais en plus petit tout de même. Un indice : le grand chef de cette PM, notre Directrice de la Prévention et de la Sécurité, était en novembre 2006 dans la belle ville espagnole de Saragosse pour un colloque européen intitulé "Sécurité, démocratie et villes". Elle devait y présenter, dans le cadre d'un atelier sur "la gestion des crises urbaines", l'expérience de la ville de Trappes. Comme elle était prévue en fin d'après-midi, son intervention n'a peut-être pas eu lieu faute de temps. Toujours est-il qu'elle n'est pas sur le compte-rendu. On ne saura jamais de quoi elle a parlé. Mais c'était sûrement intéressant. On n'imagine pas une employée municipale s'en aller parler de nous si loin d'ici pour rien... Blague à part, ça avait l'air intéressant, ce colloque, à la lecture des sujets abordés et des interventions. On peut toutefois s'étonner de certains "rapprochements" thématiques, comme par exemple pour les ateliers de travail du vendredi 3 novembre : Jeunes sous violence / Urbanisme, espaces publics et insécurité / Migration, minorités / Gestion des crises urbaines / Drogues. Un banlieusard paranoïaque pourrait déceler là-dessous des "amalgames stigmatisants", reliant artificiellement comme dans un message subliminal : la jeunesse, la violence délictueuse, la banlieue, les immigrés, les émeutes et la toxicomanie... Allons ! Il ne faut pas voir le mal partout ! Nos brillants spécialistes de la chose urbaine (et donc de la sécurité...) ne veulent que notre bien. Et les politiques gouvernementales qui les ont tant inspirés, des "sauvageons" de Chevènement au "Kärcher" de Sarkozy, sont salutaires. Et puis, il ne faut pas se voiler la face : le mal est là, parmi nous. Tenez, prenez la drogue... C'est un fléau. Bon, c'est vrai qu'il y a drogue et drogue... Ou plutôt : drogué et drogué. C'est moins le produit qui fait la différence, que son utilisateur. Le mauvais drogué, c'est le jeune de banlieue désoeuvré, particulièrement s'il a "des origines ethniques". Celui-là, ça le rend violent, ça le désocialise, ça le pousse à s'enfoncer dans une spirale toxicomaniaque et délinquante. Mais une "autre pratique de la drogue est possible" ! De la drogue "douce", bien entendu. Le bon drogué, lui, a un bon job, bien payé. Il est souvent propriétaire, et pas à Trappes. Il fume pour se détendre, voir la vie autrement, avec des amis choisis qui ont aussi bon goût que lui. Il est plutôt blanc. Mais il lui arrive de se mélanger. La drogue, avec lui, c'est convivial. Et bien sûr sans danger. Ni pour lui, ni pour les autres, même lorsqu'il travaille ou conduit après avoir fumé. L'usage de la drogue recouvre deux réalités très différentes, vous l'aurez compris. D'un côté, vous trouvez le toxico type de banlieue, chargé au mauvais bédo, qu'il mélange souvent à la sinistre "huit'-six". De l'autre, vous trouvez le fumeur hédoniste et responsable, enivré de bon chichon, pourquoi pas biologique, et de vins fins d'appellation contrôlée (on est en France, bordel !). Il est vrai que des dérapages peuvent avoir lieu : les soirs de disette, les fumeurs des beaux quartiers s'aventurent à acheter du vulgaire marocain qui tache à de jeunes revendeurs qui entretiennent des liens coupables avec de dangereuses maffias, et il peut même arriver que certains se lâchent sur les alcools forts ou les médicaments de contrebande, voire les deux à la fois. Mais dans l'ensemble, le bon fumeur se tient bien : il assure au travail, il est un bon parent d'élèves à l'école, il lui reste des points sur son permis et son casier judiciaire est vierge. Pour l'autre, le mauvais, on est bien obligé de faire quelque chose... On a des politiques de lutte contre le fléau. Vous me direz, ça la foutrait quand-même assez mal si des "bons fumeurs" étaient chargés de conduire des politiques publiques visant à pousser les "mauvais" à arrêter de fumer... C'est vrai. Pour éviter les problèmes, il faudrait instituer une sorte de "casier cannabis" qui devrait rester vierge pour que son titulaire occupe certains emplois. Ou certains mandats électifs, comme maire ou maire adjoint. Il faudrait faire passer des tests, bien sûr. On aurait un peu l'impression de malmener les libertés individuelles... D'autant qu'on n'aurait pas affaire à de la racaille. C'est jamais marrant d'embêter le citoyen tranquille... Mais ça ne serait pas pire que de faire passer des tests ADN à des gens qui veulent juste vivre avec leurs gosses ! Eh bien oui, tiens ! Lançons à Trappes un nouveau concept de l'excellence citoyenne. "Trappes ville propre" ! Des élus et des professionnels irréprochables qui s'engagent contre le cannabis. Pour donner l'exemple des "bonnes pratiques citoyennes urbaines", ils s'astreindraient à faire un test de dépistage régulièrement. Ça serait super éducatif ! Pourquoi la ville de Trappes se lancerait-elle dans des projets pionniers de ce genre, me demanderez-vous ? Mais parce qu'elle a beaucoup à se faire pardonner en la matière ! Le logo de notre collectivité, vous l'avez vu ? C'est une véritable incitation à la fumette : il représente une feuille de cannabis ! Le 12 décembre 2007.
Le hic laïque : laïcité bien ordonnée commence par les autres. "Dans la problématique municipale, à Trappes, j’exprime ma position de maire par le mot «équidistant». Personnellement, je n’ai pas de religion, mais toutes les religions ont le droit d’exister." Vous aurez reconnu le style frais, alerte et modeste de G. Malandain, notre bourreau municipal des diptères. C'est joli, "équidistance". Malandain fait ici encore mieux que Sarkozy quand ce dernier était ministre de l'intérieur, et déclarait que "la laïcité c'est ne privilégier aucune religion par rapport à une autre." Ça veut dire la même chose, et c'est moyennement fidèle à l'esprit de la loi de séparation des Églises et de l'État, mais on est tenté de saluer tout de même la posture. Et cette posture, il y tient, Guy Malandain. Il était même en passe de devenir champion de France de la laïcité, à une certaine époque, agitant les barbes et les voiles comme autant d'épouvantails destinés à faire parler de lui dans la presse et lui donner une stature nationale qu'il jugeait sans doute capable de lui rouvrir les portes de l'Assemblée. Le problème, c'est que ce joli bla-bla, Malandain l'a servi au CERAS (Recherche et Action Sociale), officine française de la Compagnie de Jésus. Un organisme jésuite. Un truc du Vatican, quoi... En sachant ça, du coup, on se dit que l'équidistance malandainiste, ça doit se mesurer en appliquant des "coefficients de pondération" différents selon le point religieux considéré. Penchons nous, pour comprendre, sur un problème élémentaire de géométrie politico- philosophique appliquée. Supposons que, originaire de l'ouest de la France, vous ayez été baptisé selon le rite chrétien de Rome, que vous ayez été élevé dans le respect des valeurs chrétiennes, que vous ayez mûri un engagement politique, social-démocrate par exemple, au contact notamment de militants issus de cercles chrétiens de gauche, et que vous viviez dans la région parisienne. A quel endroit devriez-vous vous placer pour être à équidistance laïquement correcte de, mettons... Saint-Pierre de Rome et la Mecque, par exemple ? Pour traiter ce problème dans les règles, il faut s'initier au maniement complexe des "coefficients de pondération des distances laïques" qui se déterminent à l'aide d'une équerre et d'un compas. Mais si vous n'avez pas le matériel sous la main - et on ne peut de toute façon prétendre approcher l'expertise d'un Malandain en matière de géométrie laïcienne - vous pouvez vous contenter d'une évaluation à la louche. Tout d'abord, vous devez garder à l'esprit que la France est un pays "de tradition chrétienne". Aussi, une bonne partie de ce que vous serez tentés de considérer comme des faits religieux imputables à la chrétienté (et dont il faudrait s'éloigner pour rester "bon laïque") est à ranger dans les catégories "tradition" ou "folklore". Exemple : le jour de la naissance de Jésus Christ est un jour férié en République française, dignement célébré en décembre 2005 par la municipalité de Trappes par une évocation artistico-ludique des "Rois Mages" dans le hall de la mairie. Autre exemple livré par le vénérable Malandain en personne dans son papier pour le CERAS : "Le bâtiment de l’église est municipal – c’est là une situation nationale -". Ben oui : ça découle de l'article 14 de la loi de 1905. Les bâtiments religieux avaient été confisqués sous la Révolution. Évidemment, tous les édifices concernés à l'époque étaient voués à la religion chrétienne. En 1905, on les a conservés en propriété publique au moment du "divorce". Le paradoxe aujourd'hui, c'est que le christianisme se trouve privilégié par rapport aux autres religions, puisque ses lieux de culte sont à la charge de l'État et des collectivités territoriales, ce qui n'est pas le cas des bâtiments construits après 1905. Mais cet état de fait ne saurait être remis en cause ! En effet, une église évoque peut-être pour vous un simple lieu de culte chrétien apostolique et romain. Erreur ! Il faut la voir comme un élément essentiel et spectaculaire de notre patrimoine architectural et culturel national. Il convient donc de faciliter son entretien, de soigner et préserver ses abords, et de l'illuminer aux frais des contribuables au moment de la fête de Noël qui fait partie de notre folklore (voir exemple précédent). Pour simplifier, considérez d'une manière générale que toute manifestation d'une quelconque expression publique de la "fibre chrétienne" doit être prise comme normale, et n'est tout au plus qu'une entorse très légère aux principes supérieurs de la laïcité. Et ceci est vrai y compris pour les détenteurs de responsabilités publiques républicaines : un maire qui rend hommage aux Rois Mages ; une députée des Yvelines qui brandit la Bible en séance à l'Assemblée nationale pour repousser un projet de loi "antéchrist" ; un ministre d'Etat qui fait un signe de croix au cours d'une réception officielle, etc... Le catholicisme, c'est bien entendu une religion. Mais c'est là depuis si longtemps que c'est très français, finalement... D'ailleurs, le clergé catholique est tout naturellement respectueux des valeurs de la République française. Le fait que son chef (le Pape) soit le chef d' un Etat étranger (le Vatican) est un détail sans importance. La loyauté des curés à la République et à ses valeurs n'est pas à démontrer, et ce pour une raison toute simple : personne ne se pose la question ! J'ai pu ainsi croiser dans un village français un prêtre congolais (crise locale des vocations...) formé au Canada, qui obéissait en France aux commandements du Pape de Rome sans que personne trouve à y redire... Cette question du respect des valeurs, par contre, on se la pose pour les guides spirituels d'autres religions, comme l'Islam par exemple. Les imams doivent démontrer leur attachement aux valeurs françaises, surtout s'ils sont étrangers, parce que leur religion est étrangère à notre tradition. C'est tout simple ! Pour la même raison, tout ce que vous avez appliqué au christianisme doit être remis en cause à propos de l'Islam. Par exemple, la députée des Yvelines évoquée plus haut est devenue ministre du logement. Mais si une femme portant le hidjeb brandit le Coran dans l'hémicycle du Palais Bourbon, même pour montrer la reliure à son voisin, on la brûlera sûrement sur la place de la Concorde ! Au moins en paroles... Et Charlie Hebdo ne lancera pas de pétition... Autre exemple : autant les églises font partie du patrimoine national, autant les mosquées en sont exclues, à part celle de Paris qui participe du pittoresque de la Rive Gauche. Les synagogues n'ont pas toujours eu la cote non-plus, en France... Et puis il y en a peu. Pour les fêtes du calendrier, c'est pareil : pas d'amalgame ! On a Noël et Pâques, mais pas de Pessah ni Aïd el fitr. Si vous êtes maire d'une commune française, vous irez couper la bûche au "Noël des Anciens", c'est la tradition. Mais pas question de découper le mouton à un quelconque "Aïd des Chibanis" ! C'est pas laïque ! Même dans la vie publique, certaines évocations explicites de la chrétienté ne sont pas considérées comme des entorses à la laïcité. Nous avons ainsi une "Confédération Française des Travailleurs Chrétiens" qui jouit d'une représentation nationale et qui, à ce titre, participe à la gestion de l'assurance chômage, ou siège dans diverses instances paritaires de la fonction publique. Autre exemple : même si aucun parti en France ne revendique une confession religieuse (c'est interdit), le parti de notre président de la République (UMP) partage ses bancs strasbourgeois du Parlement européen avec des "Démocrates chrétiens". N'allez pourtant pas imaginer un "Syndicat des travailleurs musulmans" dans la fonction publique française, ou un parti "libéral-musulman" au Parlement européen. Ce serait communautariste et antilaïque. Les principes sont posés, et vous pouvez les décliner à l'infini. Pour les filles portant le voile, pour les repas de rupture du jeûne de ramadan dans les salles publiques, pour les boucheries hallal qu'on préfèrerait ne pas voir en centre ville, etc., etc... Vous avez maintenant une idée de ce que sont les coefficients de pondération dans le calcul des distances pour la détermination du point équidistant entre la Basilique Saint-Pierre et la Kaaba. On vous laisse le soin de les utiliser vous-même. Mais, vous l'aurez compris : nul besoin de s'éloigner beaucoup de Rome pour considérer qu'on en est distant en politique. Par contre, certains ne se trouvent jamais assez loin de la Mecque à leur goût. Le 2 décembre 2007.
Le 11ème commandement. "Tu ne passeras pas par là !". Tel semble être le leit motiv de ce début de 21ème siècle. Alors que le 20ème avait vu tomber le mur de la honte à Berlin, on rebâtit allègrement aujourd'hui des lignes de démarquation déshonorantes pour leurs architectes : en Palestine pour séparer arabes et juifs, au Texas pour arrêter les migrants mexicains, à Ceuta pour faire barrage aux tentatives d'immigration africaine vers l'Europe. Mais c'est en France, dans nos banlieues rénovées, que le concept du "chacun chez soi" a trouvé son aboutissement, avec la séparation de tous d'avec tous, le nationalisme à l'échelle du pâté de maison, la parcellisation ultime : la "résidentialisation". Bien sûr, le séparateur utilisé est moins brutal qu'un mur en béton de huit mètres de haut, et il est bien plus élégant. Vous aurez reconnu le très joli grillage vert qui pousse en ville comme le chiendent sur une ZAC en friche. Il faudrait mesurer exactement la longueur qu'on en a posé depuis cinq ans, mais c'est de toute façon impressionnant ! Des kilomètres, sûrement ! Vous aurez aussi remarqué que, si nos pelouses ne sont gardées que par de frèles grillages, les voitures, nos chères vaches sacrées, ont droit à de solides barreaux terminés par des pointes menaçantes. Bref, chez nous, ça commence à sentir bon la "France de propriétaires" tant voulue par le Président Sarkozy et ses électeurs. On pourra toujours nous expliquer que les habitants sont pour, et en redemandent lors des réunions de concertation, mais on sait parfaitement que les programmes de résidentialisation ont été élaborés avant même la création des "comités de quartier" ou de "suivi"... Comités qui, du reste, ne semblent pas briller par leur représentativité. Au fait : on ne connait toujours pas le résultat des dernières "cooptations" organisées par la mairie il y a presque un an... On pourra aussi nous servir la rengaine sarkozyste de "l'insécurité-et-des-nuisances-qui-frappent- d'abord-les-plus-faibles-d'entre-nous". On y prêtera attention quand ceux, élus ou techniciens, qui théorisent les bienfaits du séparatisme intégral, viendront habiter les quartiers qu'ils quadrillent si élégamment ! Car heureusement, il existe un territoire de la République encore sauvage, où le citoyen candidat peut encore faire divaguer ses fidèles toutous sans avoir à contourner des barrières infranchissables. Ce lieu de grande liberté, c'est la liste électorale, plus accueillante pour ceux de l'extérieur que la zone Schengen ou les squares de la SAREPA. Le 23 septembre 2007
Les Portes de Chevreuses. La N10 et la future A12 ne préoccupent plus beaucoup les acteurs politiques à Trappes depuis l'annonce de la décision du ministre des transports en octobre 2006. Ici-même, on l'avoue, on était presque sur le point d'oublier cette histoire. Pourtant, dans Les Nouvelles des Yvelines du 30 mai, un discret article de la page "économie"a attiré de nouveau notre attention sur ce dossier. Intitulé "Un nouveau centre commercial à Coignières en 2009", le papier décrit le projet des "Portes de Chevreuses" dont les travaux débuteront en septembre 2007 pour une ouverture en 2009. De quoi s'agit-il ? Presque rien : 37 000 m² de surface de vente sur la ZA du Gibet, dédiés à la maison et aux loisirs. Les plus grandes enseignes du secteur en seront, dont Boulanger qui réalisera son plus grand magasin de France, ou Castorama et Conforama qui délaisseront leur implantation actuelle un peu plus loin pour venir sur le nouveau site. Le tout sera réalisé par la Sogam, une filiale du groupe VINCI. Décidément, chaque fois qu'on tire un mètre carré de goudron, dans la région, VINCI n'est pas loin... On ne discutera pas ici de l'opportunité que représente ou pas ce projet pour l'emploi local, même si on peut tout de même rappeler que SQY Ouest, il y a quelques années, n'a pas créé d'emplois pour les trappistes. N'en déplaise à Robert Cadalbert. Non, le problème aujourd'hui est ailleurs : la N10. C'est elle qui va border ce centre commercial. Si, si ! Vous avez bien compris : la N10 dont nos responsables locaux vous ont promis la transformation en "boulevard urbain" va desservir 37000 m² d'hypermarchés spécialisés, dès 2009 ! Sur "Trappes en ligne", souvenez vous, on n'a jamais cru à la petite chanson des pro-A12 sur l'aménagement de la nationale, le développement des transports en commun, et toutes les autres tartufferies. D'ailleurs, la lecture du dossier de presse du ministère des transports en 2006 aurait pu mettre la puce à l'oreille des trappistes partisans du prolongement : "Le principe d’une requalification de la RN10 est également approuvé. Les études et travaux de requalification de la RN10, engagés dans le cadre de l’actuel contrat de plan seront poursuivis au-delà de l’actuel contrat en s’appuyant sur les réflexions d’ores et déjà menées." Un principe, des études, des réflexions, le tout dans un prochain contrat de plan pas encore signé... On a déjà vu des engagements plus fermes ! "Cette requalification aura pour objectif d’améliorer le cadre et les conditions de vie des riverains ainsi que la sécurité routière. L’ambition est de faire, à terme, de la RN10 un boulevard urbain, élément essentiel de l’aménagement local, favorable au développement des transports en commun et au développement économique de proximité." Un boulevard urbain qui dessert un centre commercial d'envergure régionale pour le développement économique de proximité ? Ils vont venir acheter leur frigo en bus avec un cabas à roulette, les clients ? Là, on commence à soupçonner qu'il n'est pas tout à fait impensable qu'on se foute un peu de nous... "Les études nécessaires seront réalisées en distinguant les aménagements à réaliser avant et après la mise en service du prolongement autoroutier de l’A12. Une attention particulière sera apportée aux aménagements à réaliser sur cet axe dans la traversée de Trappes, où un plateau urbain est prévu par le Grand projet de Ville (G.P.V.)." OK ! Là, c'est bon. On a compris... Les "aménagements", c'est le fameux plateau urbain de 300 mètres de long sous le bureau de Malandain... Pour le reste, on a déjà vu des calendriers prévisionnels bidons de "types-qui-veulent-pas-faire-le-truc-alors-y-font-semblant", mais là ils font fort ! C'est clair : on nous a pris pour des buses ! Aux trappistes qui ont apporté leur soutien à ce désastre annoncé, et qui n'ont pas voulu entendre les mises en garde des associations, des syndicats de cheminots et de quelques particuliers, nous disons ceci : quand, dans dix ou quinze ans, vous regarderez passer 40 ou 50 000 véhicules par jour devant vos fenêtres, à la Boissière ou ailleurs dans Trappes, sachez que si ça vous pique les yeux, ça ne sera pas seulement à cause des fumées d'échappement... Le 6 juin 2007.
L'A12 : une autoroute écologique et de gauche... La lettre du Conseil général qu'on distribue dans nos boîtes est, pour moitié, consacrée aux positions de l'élu communiste du canton de Trappes, Michel Espinat. Dans l'édition de mars, on peut lire un petit article de ce dernier critiquant la politique du département UMP des Yvelines à l'égard de l'environnement. Michel Espinat y affirme que la crise écologique est une menace sérieuse, et que les mesures préconisées par le président du Conseil général au niveau local ne sont pas adaptées à la gravité de cette menace. Il écrit notamment : "Je pointe cette contradiction entre votre volonté affichée de participer activement à cet effort de lutte contre le réchauffement de la planète et votre soutien inconditionnel au libéralisme générateur de déséquilibre, d'inégalité, gaspilleur de ressources, de richesses, productiviste à tout crin et qui veut privatiser les outils de production et de distribution de l'énergie. Défendre l'environnement exige de rompre avec le libéralisme." Mais pas avec les autoroutes destinées à transporter des marchandises toujours plus nombreuses de plus en plus loin, et les salariés de plus en plus flexibles des entreprises qui les produisent et les commercialisent ? A dix centimètres à peine de cette déclaration courageuse et visionnaire, on peut en effet lire que le prolongement de l'A12 selon le tracé retenu sera satisfaisant, même s'il pose un "problème légitime et majeur aux Verriérois". Si on était taquin, on "pointerait la contradiction"... Comme on a pu le remarquer lors du débat public sur le prolongement de l'A12, Michel Espinat et tous les élus de Saint-Quentin en Yvelines, de droite comme de gauche, ont soutenu la même option du tout routier en Ile de France. Celle du gouvernemnt UMP et du Conseil régional PS. Mais si la droite et la gauche défendent ici des politiques de transport et d'aménagement rigoureusement identiques, il faut avoir à l'esprit que la gauche dite "de gouvernement", contrairement à la droite, propose une conception sérieuse, moderne et "durable" du développement, plaçant l'Homme au centre de l'écologie... En voici quelques déclinaisons fortes que nous avons synthétisées pour vous :
L'A12 prolongée ne réchauffera pas la planète, croyez-le ! A peine un peu le cœur des élus locaux. Le 28 mars 2007
Les affinités électorales. Ça sent la fin de mandat : la feuille municipale a entrepris depuis quelques temps d'œuvrer pour la postérité, en donnant à voir aux générations futures émerveillées le bilan de Guy Malandain et sa fameuse équipe (?). En mars, c'est au tour de l'action municipale en matière d'emploi d'être passée en revue. On aurait pu penser que le sujet était du ressort de la conseillère municipale déléguée à l'emploi. C'est pourtant le maire en personne qui se charge dans son édito de faire l'inventaire de ses réussites. La confiance règne... Mais lui-même peine à démontrer qu'il n'est pas resté "les bras croisés" pendant cinq ans face au chômage. Que nous a-t-il trouvé à mettre à son actif ? Un service d'aide aux demandeurs d'emploi ? Il existe depuis 10 ans. Merci Jacques Monquaut ! Un forum de l'emploi à Trappes ? C'est l'agglomération qui l'organise depuis plus de 10 ans... Et cette mascarade intercommunale annuelle n'intéresse plus personne depuis longtemps. Tout le monde sait qu'on n'y trouve jamais aucune véritable offre d'emploi. D'ailleurs, 1 000 visiteurs pour une agglomération de 150 000 habitants, c'est peanuts ! Un village d'entreprises en ZFU ? Cinq ans pour jeter un "ALGECO" sur la pelouse du square Thorez, et il s'en vante ? Ça n'est pas responsable... Une clause obligatoire d'embauche dans le cadre des marchés publics ? C'est vrai qu'un texte a bien été voté il y a deux mois, "copié-collé" de ce qui s'est fait en Seine Saint-Denis il y a plusieurs années. Ça créera peut-être deux ou trois emplois dans dix ans, si la municipalité est capable de faire appliquer un jour ce qu'elle vote avec cinq ans de retard... La méthode de communication municipale ne se renouvelle décidément pas : affirmations péremptoires, absence totale d'éléments concrets, inventions pures et simples, tout y est. Tout ça pourrait bien faire honte à notre ville. C'est pourquoi le site "Trappes en ligne", soucieux de notre image à tous, a décidé d'aider Malandain à gonfler son bilan. Nous avons en effet relevé qu'il avait oublié de mentionner un évènement majeur et marquant de l'année 2006, un temps fort local qui a placé notre ville sur le devant de la scène médiatique : le forum "égalité et compétences" de la SNCF. Mais si ! Souvenez-vous : la SNCF avait lancé une campagne de recrutement de jeunes des "quartiers", et le premier épisode de cette action nationale s'était déroulé chez nous. Pourquoi à Trappes ? Mais parce que, comme notre maire l'écrivait si bien lui-même en février : "les relations construites lorsque j'étais Député ont été d'une grande utilité pour la Ville". Il pouvait ainsi se féliciter pudiquement de la tenue à Trappes du "premier Forum de recrutement de la SNCF auquel a bien voulu participer mon ami Louis Gallois, Président de la SNCF. Si Guy Malandain a préféré ne pas revenir sur ce haut fait politico-médiatico-économique, c'est certainement par modestie. Ou alors, c'est que personne n'a été embauché... Ou encore : il n'est peut-être plus de bon goût de se prétendre ami de Louis Gallois, depuis que celui-ci a quitté la SNCF pour passer chez Airbus où il met en œuvre un plan social européen qui détruira plus de 10000 emplois dont 4 300 en France ! Avec le maire et ses bons amis, c'est sûr : le plein emploi est au bout du mandat ! Le 16 mars 2007.
Le bras long et les idées courtes. Cette fois, c'est certain : Guy Malandain, se représentera aux législatives 2007. J'vous en fiche mon billet ! Il décrochera bien une investiture quelconque, on peut lui faire confiance : il a toujours une veste de rechange quelque part. Dès le début de son édito dans la dernière feuille municipale, on sent qu'il cherche à en découdre avec Jean-Michel Fourgous, le député UMP de la circonscription : "Les quatre élus UMP ont voté contre, ce qui ne les empêche pas de sonner à votre porte pour promettre "Monts et Merveilles" et vous tromper avec les affabulations illustrées de Monsieur le frère Député". C'est envoyé ! Il y a un an, déjà, dans un journal socialiste élancourtois (tiens, il est socialiste, Malandain ?), il y allait de ses piques contre le squatteur de SON fauteuil à l'Assemblée nationale, et cherchait à démontrer que sa légitimité locale s'étend au-delà des limites de Trappes : "Elancourt (...) que je connais bien pour y avoir conduit la réalisation de La Clef de Saint-Pierre, des Réaux, la démolition reconstruction de La Mare Joyette, la création des zones d'activités de la Petite Villedieu et des Côtes, l'implantation de France Miniature),(...)". Toujours modeste, notre héritier des bâtisseurs de pyramides : Elancourt, c'est quasiment lui qui l'a façonnée ! A quel titre, au fait ? Député ? Conseiller municipal d'Elancourt ? Vice président du SAN de Saint-Quentin ou ingénieur BTP ? Quelle belle carrière locale multicarte ! On comprend qu'il ait du mal à décrocher. C'est qu'il a pris ses habitudes, après tout ce temps ! Même s'il habite loin d'ici. A Trappes, la modestie continue à l'étouffer : "Bien que j'en parle rarement, toutes les relations construites lorsque j'étais Député ont été d'une grande utilité pour la Ville". Edifiant... Toujours les réseaux, le clan, les potes... et le culte des majuscules parasites et pompeuses ! Drôle de façon d'envisager la démocratie locale républicaine ! Notre VIP condescend tout de même à accorder un peu de mérite aux services municipaux : "Pour en arriver là, il a fallu, au-delà de la rigueur et de la compétence, l'effort de tous les services ainsi que la construction d'un partenariat basé sur la confiance avec tous les organismes, toutes les collectivités territoriales et l'Etat pour obtenir un maximum d'aide." La répartition des tâches entre les élus et les fonctionnaires territoriaux expliquée par Guy Malandain : les services compétents et rigoureux font des efforts, et les élus ont des "relations" ! Que les partenaires de la ville aient confiance, du reste, c'est lui qui le dit, et on n'est pas obligé de la croire. On attend des preuves fiables émanant des services concernés. Si les relations étaient aussi bonnes, ça se saurait dans les Yvelines ! Pour ce qui est des exemples pris dans le budget de la ville présenté dans l'édito, Malandain utilise le même artifice pervers que tous ceux qui n'ont pas de bilan qualitatif à présenter : il présente une augmentation des dépenses comme une amélioration de la situation. J'ai fait mieux que l'autre, puisque j'ai dépensé plus ! Ce serait vrai si cette augmentation donnait lieu à une offre supérieure de services à la population. Mais là-dessus, on n'a rien. C'est qu'on est bien en peine de présenter autre chose qu'une liste de carrefours et de rangées de potelets le long des trottoirs de la ville. Il ne suffit pas de claironner tous les mois qu'on a ouvert une antenne de ceci et une maison de cela en cinq ans pour démontrer qu'on est utile, efficace, et efficient. Le 21 février 2007.
Tintin au Congo. Revoilà la lettre de l'ADT dans nos boîtes, distribuée en même temps que des informations municipales. Économies de portage ? L'association de Guy Malandain, son groupuscule créé pour prendre la mairie de Trappes en 2001 a un nouvel objet : renvoyer Guy Malandain à l'Assemblée Nationale en 2007. Avec ou sans l'investiture du PS, car au PS, il y a déjà deux candidats déclarés pour la circonscription : Safia Otokoré, et Jamal Yalaoui. Ce dernier faisait partie de l'ADT, autrefois. Il en a disparu comme d'autres, notamment les jeunes trappistes qui avaient emboîté le pas de Malandain en 2001. Aujourd'hui, il ne reste que les fidèles, la vieille garde, un noyau dur d'élus : Khadidja Aram, Jeanine Mary, Christine Vilain, par exemple. On commence à percevoir les limites du système clientéliste... Chacune a sorti sa plus belle plume pour nous brosser un tableau flatteur de la politique municipale. Mais, ébranlé par la rupture de Jamal Yalaoui depuis un an, le maire est en permanence sur la défensive. L'enthousiasme forcé de ses rédactrices ne parvient pas à masquer la gêne qui suinte des quatre pages de la feuille. Jamal Yalaoui et ses attaques sont partout entre les lignes, et surtout derrière le choix des "sujets" qui sont abordés : la jeunesse, la démocratie de proximité et la politique sociale, le multiculturalisme. Pour le reste, le maire et ses amies sont fidèles à leur vieille recette stalinienne de propagande : la méthode Coué. Tout va bien ! Tout est beau ! Ceux qui disent le contraire ne sont que des calomniateurs ! Madame Aram, qui doit fumer les comptes-rendus du conseil municipal, a même cru comprendre qu'on avait une politique de la jeunesse à Trappes ! Passons... Portez plutôt une attention particulière au charabia laborieux de Jeanine Mary. Entre deux phrases embarrassées sur les comités de quartier, vous pourrez retrouver, à propos des centres sociaux, les trémolos d'un discours inaugural pour l'exposition coloniale de 1931. "J'ai pu y suivre l'évolution de familles engagées dans cette relation socialisante et de ré-apprentissage...". Ce mélange de jargon technico-merdique et de paternalisme suffisant, c'est consternant ! "L'image de la ville change, vous nous le dites tous les jours", écrit-elle. Vous le lui dites, vous, à Jeanine Mary ? Vous la rencontrez où, cette dame ? Sur le marché des Merisiers ? A la gare ? A la Poste ? Elle habite à côté de chez vous ? Non. Elle habite ailleurs qu'à Trappes. Trappes n'a pas encore assez changé pour être digne d'elle ! On y sent encore trop de ce "dynamisme" qu'évoque Christine Vilain à la page suivante, peut-être ? Trop de cette "solidarité", aussi ? Trop de quoi, encore ? Le 3 janvier 2007. Mais oui, au fait : bonne année !
C'est arrivé près de chez vous ? - Suite Bon, cette fois c'est sûr : on ne connaîtra jamais les résultats des "élections" pour les comités de quartier qui se sont déroulées en novembre. La feuille municipale de décembre a évacué le problème de ce fiasco politique en admettant du bout de la plume une faible participation. On voudrait nous faire croire que la mise en place de la démocratie locale est difficile, mais les comités existent depuis des années. Les trappistes ont donc bien désavoué la tartufferie de la pseudo concertation de ces dernières années en ne participant pas au dernier scrutin. Mais pour briller en ville, le maire compte plutôt sur son dada : le béton. Nous avons tous reçu dans notre boîte le catalogue de la nouvelle agence immobilière trappiste : "Malandain Promotion" ! On peut y contempler sur plusieurs pages les croquis du futur Trappes. Au passage, il convient de signaler aux dessinateurs que la population française en général, et celle deTrappes en particulier, est multiraciale. Il faudrait donc éviter de ne dessiner que des petits personnages blancs pour agrémenter les vues architecturales. Ça a dû échapper aux concepteurs de la plaquette. Ou alors il y a un message subliminal ? On n'ose l'imaginer... La pierre, y'a que ça de vrai ! Que ça qui pèse à la fin d'un mandat. Le reste : l'éducation, le sport, l'emploi et le développement durable, le commerce, c'est du vent, du futile ! La population de Trappes s'appauvrit comme celle de tous les quartiers défavorisés ? Le chômage explose à Trappes et l'emploi se raréfie à Saint-Quentin en Yvelines ? La jeunesse est en plein désarroi ? Au conseil municipal, on a la parade ultime et définitive à tous ces désagréments : la construction immobilière ! L'Observatoire des zones urbaines sensibles a rendu son rapport 2005. Il est disponible en intégral ici, et dans une version synthétique là. La majeure partie de Trappes est classée en ZUS, et la ville n'échappe pas à la règle nationale : les habitants des "quartiers" vont de plus en plus mal. Les amis socialistes du maire ne se privent pas de le souligner dans leurs commentaires sur le rapport. Ses amis communistes en font autant dans les leurs. Mais ici, tout va bien ! On a Malandain et son fameux programme de rénovation urbaine ! La critique des politiques vides de sens, c'est pour les autres villes et pour le gouvernement. Le 20 décembre 2006.
C'est arrivé près de chez vous ? Samedi 18 novembre ont eu lieu à Trappes des élections pour le renouvellement des membres des comités de quartier. Les membres élus, ça va de soi. Parce que les comités, à Trappes, comptent au moins autant de membres non élus que de membres élus. En effet, si on enlève les membres de droit (?), les membres désignés par le maire, et les très rares votants à qui on a demandé de siéger lors du scrutin parce qu’on manquait de candidats, il ne reste plus grand monde. Il ne fallait donc pas s’attendre à une grande impertinence de la part des comités vis-à-vis des représentants municipaux. Les parlements de l'Ancien Régime devaient ressembler un peu à ça... Mais tout de même, il faut rendre justice au maire de Trappes : la loi n’impose l’instauration de ces comités que dans les villes de plus de 80 000 habitants. Rien ne l'obligeait donc à organiser ce scrutin, même s'il en avait grand besoin dans son fameux dossier de renouvellement urbain, pour prétendre qu'on fait participer les habitants de Trappes à la prise des décisions importantes pour la ville. Et là où la constitution de comités est obligatoire, les modalités de son organisation sont laissées à l’appréciation des autorités locales. Pourtant, la démocratie, obligatoire ou non, doit tout de même respecter quelques règles élémentaires. L’une d’elles voudrait que, quand on organise des élections, le service minimum en matière de transparence consiste à en publier rapidement les résultats. Rapidement, et pas dans un prochain numéro non déterminé de la feuille municipale mensuelle. Sinon, c'est louche ! Des langues de vipères mal intentionnées pourraient raconter qu'on s'est donné le temps de triturer des résultats dérangeants pour les rendre présentables. Et on aurait encore droit à une cinglante mise au point du maire, du genre de celle, très pontificale, du dernier éditorial de Trappes Aujourd'hui : "j’entends ou lis sur ce sujet des déclarations qu’il me paraît nécessaire de rectifier"... Pour l’instant, en ville, il ne semble pas que la démocratie locale version Malandain déchaîne les passions. On comprend les trappistes : le maire s'est plutôt montré adepte de l'autocratie et de l'opacité dans le fonctionnement du Conseil municipal depuis le début du mandat, alors personne n'attend grand-chose de ses comités. Les candidats n'avaient pas l'air de se bousculer pour participer avant le scrutin, ou alors ils tenaient à rester discrets. Mais, qui sait ? Le battage un peu désespéré de la communication municipale (et de quelques fidèles auxiliaires associatifs) sur le sujet ces dernières semaines aura peut-être eu raison des réticences des citoyens locaux. Il aura peut-être suscité des dizaines de candidatures et des votes par milliers (n'oublie pas mes petits souliers). On ne demande qu’à être étonné, et on attend avec impatience la publication des résultats de samedi dernier, avec un tableau récapitulatif du précédent scrutin. On pourra ainsi mesurer la montée de la popularité de la municipalité et l'ampleur du succès de sa politique auprès des habitants. Le 21 novembre. 2006
Veni, vidi, VINCI ! La commission du débat public est passée, et le ministère a choisi le tracé pour le prolongement de l'A12 : ce sera le 2C'. Ne cherchez pas sur internet les réactions de la municipalité de Trappes, il n'y en a pas. Les responsables politiques qui se sont agités pour la création de cette autoroute ces derniers mois, sont dans l'ensemble plutôt discrets sur le web. A croire qu'ils peinent à comprendre ce qui va se passer et qu'ils n'osent pas avancer d'avis qu'ils auraient à contredire plus tard. La situation est pourtant simple : tout le monde est perdant ! Montigny explose, Trappes se garde sa N10 en l'état et perd un peu plus son bois. La Verrière est saccagée et Coignières devient une ère de stationnement sur l'autoroute A12. Ajoutez à ça une pollution atmosphérique multipliée par trois, et vous avez le tableau à terme. Les élus de Trappes voulaient un autre tracé, celui par le vallon du Pommeret. Mais le bon tracé n'existait pas. Peu importe par où elle passe, cette autoroute est une aberration. Le "progressisme" productiviste protohistorique des élus locaux de Saint-Quentin a ouvert la voie aux camions du monde entier dans le sud du département. Et les trappistes attendront en vain la "cicatrisation" de la N10 qui restera une voie rapide. Les élus locaux ont brandi l'argument des nuisances de la N10 pour rameuter leurs concitoyens, mais leur préoccupation dans le prolongement de l'A12 est ailleurs: ils pensent compenser la perte de vitesse économique de la Ville Nouvelle par la reprise du développement exogène induit par le nouvel axe. Le développement durable, c'est trop compliqué pour eux, et ça ne rapporte rien sur un ou deux mandats ! On préfère piquer des entreprises existantes (et leurs salariés) aux autres territoires, c'est plus simple. Ca ne marche pas très bien, ça ne crée pas d'emplois, mais ça fait illusion pendant un moment. Le temps que les entreprise re-délocalisent... Le 7 novembre 2006.
Bientôt un an ! L'an dernier, on en avait marre depuis déjà un moment des faux bilans, des faux-semblants, et des faux dévots de la République qui se conduisent à Trappes comme les Ceaucescu à Bucarest autrefois, en plus petit. Mais on se disait que la petite cuisine politique locale est faite de ça en France, et qu'on n'y pouvait rien. Et puis cette sordide histoire de bagnole, au mois d'août 2005, a été la goutte d'essence qui a mis le feu au réservoir. Dans cette ville ou les trois quarts de la population galèrent pour partir en vacance, et souvent très loin, au pays, pour voir la famille, un membre de la direction de la mairie a pris une voiture de la ville pour partir en congé et l'a détruite dans un accident à des milliers de kilomètres de Trappes. Le maire, Guy Malandain, aurait bien voulu que l'affaire reste secrète, et il a menacé dans un courrier tous les membres du personnel de sanctions s'ils en parlaient à l'extérieur. Mais l'information a quand-même circulé. On s'est dit que là, c'était trop, et qu'il fallait faire quelque chose pour dénoncer une gestion dont la réalité était toujours maquillée. Parce que cette histoire, ce n'est pas celle d'un dérapage (pas de jeu de mot !) ou de la faute d'un individu. C'est celle d'un système. Un système fondé sur le mépris des trappistes qui ne sont bons qu'à servir les intérêts de gens pour qui habiter à Trappes doit être une maladie honteuse, puisqu'ils vivent ailleurs. Nos écoles, si merveilleuses depuis que Jeanine Mary s'en occupe, ne sont pas encore assez bonnes pour leurs enfants. Nos squares, si bien résidentialisés dans le cadre de la rénovation urbaine ne sont pas encore assez fleuris pour eux. Nos commerces, objets d'une politique économique si pertinente, sont encore trop exotiques à leur goût. Mais nous, trappistes, si nous trouvons à redire à la politique menée par le maire et son équipe (?) c'est que nous sommes des aveugles, des ingrats ou des abrutis. La démocratie locale Malandainiste, c’est assez simple : il est fondamental que les décisions importantes pour une ville soient prises par des gens qui n'y habitent pas. Sinon ça fausse tout, vous pensez bien : c'est le bazar, le phalanstère, l'autogestion ! Mais pour choisir la couleur des toboggans sur les ères de jeux dans les squares, on a tout de même des comités de quartier... Des comités indigènes consultatifs dans une administration coloniale ? Il faut jeter de la poudre aux yeux, faire du lourd qui se voit de loin, pour démontrer à tous dans la région (surtout au Parti socialiste...) que Guy Malandain est un homme épatant qui n’aurait jamais dû perdre SON siège de député de la 11ème circonscription des Yvelines, et qu’il doit le retrouver au plus vite ! Car notre administrateur colonial est persuadé d’avoir un destin national, et Trappes n’est pour lui qu’un tremplin. Elancourt faisait très bien l’affaire autrefois, quand il y était élu. Et Trappes pourra bien se contenter, dans deux ou trois ans, de sa fidèle première adjointe (qui n’habite pas plus ici que lui) à qui il passera la main pour se consacrer à des affaires plus "sérieuses" s'il est réélu. Un site internet, ça nous a paru être une bonne idée pour évoquer tout ça, et toucher les trappistes ou ceux d'ailleurs qui peuvent s'intéresser à la ville. "Trappes en ligne" est né comme ça. A propos de site, celui de la ville (l'officiel) a un peu changé. Mais il est toujours aussi peu utile : informations obsolètes et désordonnées ; absence de comptes-rendus des conseils municipaux passés et des ordres du jour des prochains ; absence totale d'interactivité et impossibilité de mener des démarches en ligne ; etc. Et en page d'accueil, on remarque avec amusement qu'un lien pointe vers la "chaîne météo" (service privé), alors que le conseil municipal a récemment pleurniché inutilement contre la fermeture d'une partie des installations trappistes de Météo France (service public). Le 15 octobre 2006.
Rentrée politique ? Une coûteuse communication municipale remplit nos boîtes à lettre depuis la rentrée scolaire. C'est qu'il faut briller à tout prix, se montrer à son avantage. A y regarder de près, pourtant, on perçoit le malaise entre les lignes de louanges sans nuances des réussites de l'équipe municipale. La rentrée (scolaire ou politique ?) est annoncée dans Trappes Aujourd'hui comme étant tournée vers la réussite éducative. Et le maire nous annonce que "l'Education Nationale a décidé d'ouvrir de nouvelles classes pour répondre à l'augmentation des effectifs". En page 11 de la même feuille, un bémol sibyllin tempère cette déclaration triomphante : "Suite au comptage des élèves par l'inspection académique, cinq classes supplémentaires étaient ouvertes...Ainsi, pour la première fois depuis longtemps, et malgré la fermeture de 3 classes, le solde est non seulement positif, mais le nombre d'élèves progresse d'une centaine pour les écoles élémentaires, d'une soixantaine en maternelle. L'an dernier, la situation s'était déjà stabilisée." Ca va juste un peu moins mal, en somme. Et encore, on ne sait pas vraiment… On comprend mieux comment les enfant peuvent se retrouver à 22 dans un CP en zone de Réseau d'éducation prioritaire... Dans les écoles, les enseignants ne semblent d'ailleurs pas partager l'enthousiasme de la municipalité. Ils n'ont pas apprécié, notamment, la manière dont les horaires scolaires ont été modifiés sournoisement, sans concertation, au mépris de l'intérêt des enfants qui doivent supporter une coupure de deux heures au milieu de la journée.. Des enfants, il est justement question dans une plaquette thématique consacrée à la politique de la famille. Le thème cadre bien avec le paternalisme d'un autre temps qui suinte de toute la communication malandainiste en direction des trappistes. On revient aux vraies valeurs d'antan : celles qui ont le bon goût de l'eau pétillante du Massif Central… Mais si on lit l'édito du maire, on se demande s'il sait lui-même ce qu'il veut nous vendre : "Cette plaquette vous invite à prendre connaissance et à vous approprier ces lieux de vie et d'activités… Faites votre choix, participez ! Vous avez des besoins, vous avez des projets personnels, de voisinage… Mettez toutes les chances de votre côté. Comptez sur votre ville." Amenez vos sandwichs sur nos équipements et faites un pique-nique avec vos voisins ! Le cœur n'y est pas. C'est confus. On sent bien qu'il rame. Même le célèbre "bien cordialement", façon manuscrit, est fatigué et penche lamentablement. On a aussi reçu une plaquette pour le sport et la culture. Malandain signe là encore l'édito, sans doute parce que les adjoints à la culture et au sport n'étaient pas rentrés de vacance à la date de mise sous presse. On ne va quand même pas imaginer qu'ils seraient en désaccord avec le maire… Le vernis de la politique municipale a commencé a craqueler au printemps dernier. Trappes-en-Yvelines n'existe que sur le papier glacé des agences de communication, mais Trappes tout court, la ville "pour de vrai", vit dans ses squares et sur ses marchés. A l'approche des élections municipales, elle fait entendre de plus en plus distinctement son exigence de respect et d'action. Il faudra plus que du papier pour rassembler une population qui croit de moins en moins aux discours politiques à l'ancienne, ou même des élus de la majorité qui osent de plus en plus attaquer les dogmes malandainistes. Les prochains conseils municipaux en apporteront certainement de nouvelles preuves. Le 23 septembre 2006
Kamal Benmarouf nous fait fort justement remarquer qu'il n'est pas très équitable de placer son droit de réponse sur la même page que notre billet. Nous le déplaçons donc, et lui présentons nos excuses pour cette maladresse technique. Vous trouverez maintenant son texte ici. Le 20 juin 2006. L'Empire contre-attaque ! Dans
la guerre que se livrent Guy Malandain et Djamal Yalaoui, le premier
fait
donner une charge de réservistes qui sont pour le moins
inattendus. Dans les Nouvelles
de Versailles de ce matin, Karim Chacal, adjoint
défaillant et démissionnaire
à la jeunesse, et Kamal Benmarouf,
chevènementiste yvelinois, viennent à la
rescousse d'un Guy Malandain secoué dans son propre donjon
de la mairie. Deux
politiciens locaux d'origine maghrébine, pour
réfuter les accusations de mépris
envers les trappistes
« colorés »
lancées par un autre maghrébin
contre le maire... Sacré Malandain ! Toujours les
mêmes vieilles ficelles... A
part ça « la politique n’est pas
une question de couleur » (titre de
l’article des Nouvelles)... On sent la commande à
20 kilomètres. Ainsi,
c’est K. Benmarouf qui prend le commandement de la garde
personnelle de
l’administrateur colonial (le terme est de lui). Pourquoi pas
? A l’automne
2005, il ne voulait pas entendre parler de lui comme candidat
à quoi que ce
soit, mais on a déjà vu d’autres
retournements dans la vie politique trappiste.
La promesse d'un strapontin électoral quelconque doit sans
doute récompenser
cette marque inespérée
d’allégeance. « Je suis
prêt à prendre mes
responsabilités »,
déclare-t-il aux Nouvelles à propos de sa
présence sur
une liste aux municipales. En tout cas, on le sent inquiet à
l'idée que Michel
Espinat s'implique dans les élections à venir.
Une idée à creuser ? « Après
bientôt trois ans d’absence, j’ai choisi
de rompre le silence pour dénoncer des
comportements nuisibles... », déclare
Karim Chacal. Il se prend pour De
Gaulle, ou quoi ? Qui, à part Malandain, lui a
demandé quelque chose, du reste
? Vaniteux, il ne peut s’empêcher
d’évoquer ce qu’il considère
comme un haut
fait politique : sa deuxième place aux cantonales de 2001.
Pour l’occasion, il
avait retourné sa veste, verte jusque-là, et
avait rejoint le mouvement de
Chevènement : les verts ne l’avaient pas
suivi dans sa candidature, et il
se jugeait si indispensable à la vie politique locale
qu’il avait changé de
parti. Ca n’était d’ailleurs pas la
première fois. Un homme de convictions,
Karim Chacal... Et le grand démocrate distille ses conseils sentencieux à Yalaoui, dans un style si ampoulé qu'on croirait lire son ancien patron. Il nous habille le Djamal pour l’hiver 2OO7 : démagogue, sans morale politique, manipulateur, etc. Certains trappistes se souviennent sûrement du K. Chacal de 2001, adjoint inexistant aux travaux, permanent politique de Malandain faisant campagne à temps plein dan |