C'est arrivé
près de chez vous ? - Suite
Bon, cette fois c'est sûr : on ne connaîtra jamais
les
résultats des "élections" pour
les comités de
quartier qui se sont déroulées en novembre. La
feuille
municipale de décembre a évacué le
problème
de ce fiasco politique en admettant du bout de la plume une faible
participation. On voudrait nous faire croire que la mise en place de la
démocratie locale est difficile, mais les comités
existent depuis des années. Les trappistes ont donc bien
désavoué la tartufferie de la pseudo concertation
de ces
dernières années en ne participant pas au dernier
scrutin.
Mais pour briller en
ville, le maire compte plutôt sur son
dada :
le béton. Nous avons tous reçu dans notre
boîte le
catalogue de la nouvelle agence immobilière trappiste :
"Malandain Promotion" ! On peut y contempler sur plusieurs pages les
croquis du futur Trappes. Au passage, il convient de signaler aux
dessinateurs que la population française en
général, et celle deTrappes en particulier, est
multiraciale. Il faudrait donc éviter de ne dessiner que des
petits personnages blancs pour agrémenter les vues
architecturales.
Ça a dû échapper aux concepteurs
de la
plaquette. Ou alors il y a un message subliminal ? On n'ose
l'imaginer...
La pierre, y'a que
ça de vrai ! Que ça qui
pèse
à la fin d'un mandat. Le reste : l'éducation, le
sport,
l'emploi et le développement durable, le commerce, c'est du
vent, du futile ! La population de Trappes s'appauvrit comme celle de
tous les quartiers défavorisés ? Le
chômage
explose à Trappes et l'emploi se raréfie
à
Saint-Quentin en Yvelines ? La jeunesse est en plein
désarroi ?
Au conseil municipal, on a la parade ultime et définitive
à tous ces désagréments : la
construction
immobilière !
L'Observatoire des zones
urbaines sensibles a rendu son rapport 2005.
Il est disponible en intégral ici,
et dans une version synthétique là.
La majeure partie de Trappes est classée en ZUS, et la ville
n'échappe pas à la règle nationale :
les habitants
des "quartiers" vont de plus en plus mal. Les amis socialistes du maire
ne se privent pas de le souligner dans leurs
commentaires sur le rapport. Ses amis communistes en font
autant dans les
leurs. Mais
ici, tout va bien ! On a Malandain et son fameux
programme de rénovation urbaine !
La critique des
politiques vides de sens, c'est pour les autres villes
et pour le gouvernement.
Le 20
décembre 2006.