Tintin au Congo.

Revoilà la lettre de l'ADT dans nos boîtes, distribuée en même temps que des informations municipales. Économies de portage ?

L'association de Guy Malandain, son groupuscule créé pour prendre la mairie de Trappes en 2001 a un nouvel objet : renvoyer Guy Malandain à l'Assemblée Nationale en 2007. Avec ou sans l'investiture du PS,  car au PS, il y a déjà deux candidats déclarés pour la circonscription : Safia Otokoré, et Jamal Yalaoui.

Ce dernier faisait partie de l'ADT, autrefois. Il en a disparu comme d'autres, notamment les jeunes trappistes qui avaient emboîté le pas de Malandain en 2001. Aujourd'hui, il ne reste que les fidèles, la vieille garde, un noyau dur d'élus : Khadidja Aram, Jeanine Mary, Christine Vilain, par exemple. On commence à percevoir les limites du système clientéliste... Chacune a sorti sa plus belle plume pour nous brosser un tableau flatteur de la politique municipale. Mais, ébranlé par la rupture de Jamal Yalaoui depuis un an, le maire est en permanence sur la défensive. L'enthousiasme forcé de ses rédactrices ne parvient pas à  masquer la gêne qui suinte des quatre pages de la feuille. Jamal Yalaoui et ses attaques sont partout entre les lignes, et surtout derrière le choix des "sujets" qui sont abordés : la jeunesse, la démocratie de proximité et la politique sociale, le multiculturalisme.

Pour le reste, le maire et ses amies sont fidèles à leur vieille recette stalinienne de propagande : la méthode Coué. Tout va bien ! Tout est beau ! Ceux qui disent le contraire ne sont que des calomniateurs ! Madame Aram, qui doit fumer les comptes-rendus du conseil municipal, a même cru comprendre qu'on avait une politique de la jeunesse à Trappes ! Passons... Portez plutôt une attention particulière au charabia laborieux de Jeanine Mary. Entre deux phrases embarrassées sur les comités de quartier, vous pourrez retrouver, à propos des centres sociaux, les trémolos d'un discours inaugural pour l'exposition coloniale de 1931. "J'ai pu y suivre l'évolution de familles engagées dans cette relation socialisante et de ré-apprentissage...". Ce mélange de jargon technico-merdique et de paternalisme suffisant, c'est consternant !

"L'image de la ville change, vous nous le dites tous les jours", écrit-elle. Vous le lui dites, vous, à Jeanine Mary ? Vous la rencontrez où, cette dame ? Sur le marché des Merisiers ? A la gare ? A la Poste ? Elle habite à côté de chez vous ? Non. Elle habite ailleurs qu'à Trappes. Trappes n'a pas encore assez changé pour être digne d'elle ! On y sent encore trop de ce "dynamisme" qu'évoque Christine Vilain à la page suivante, peut-être ? Trop de cette "solidarité", aussi ?

Trop de quoi, encore ?

Le 3 janvier 2007. Mais oui, au fait : bonne année !