Le bras long et les idées courtes.

Cette fois, c'est certain : Guy Malandain, se représentera aux législatives 2007. J'vous en fiche mon billet ! Il décrochera bien une investiture quelconque, on peut lui faire confiance : il a toujours une veste de rechange quelque part.

Dès le début de son édito dans la dernière feuille municipale, on sent qu'il cherche à en découdre avec Jean-Michel Fourgous, le député UMP de la circonscription :

"Les quatre élus UMP ont voté contre, ce qui ne les empêche pas de sonner à votre porte pour promettre "Monts et Merveilles" et vous tromper avec les affabulations illustrées de Monsieur le frère Député".
C'est envoyé ! Il y a un an, déjà, dans un journal socialiste élancourtois (tiens, il est socialiste, Malandain ?), il y allait de ses piques contre le squatteur de SON fauteuil à l'Assemblée nationale, et cherchait à démontrer que sa légitimité locale s'étend au-delà des limites de Trappes :

"Elancourt (...) que je connais bien pour y avoir conduit la réalisation de La Clef de Saint-Pierre, des Réaux, la démolition reconstruction de La Mare Joyette, la création des zones d'activités de la Petite Villedieu et des Côtes, l'implantation de France Miniature),(...)".
Toujours modeste, notre héritier des bâtisseurs de pyramides : Elancourt, c'est quasiment lui qui l'a façonnée ! A quel titre, au fait ? Député ? Conseiller municipal d'Elancourt ? Vice président du SAN de Saint-Quentin ou ingénieur BTP ? Quelle belle carrière locale multicarte ! On comprend qu'il ait du mal à décrocher. C'est qu'il a pris ses habitudes, après tout ce temps ! Même s'il habite loin d'ici.

A Trappes, la modestie continue à l'étouffer :
"
Bien que j'en parle rarement, toutes les relations construites lorsque j'étais Député ont été d'une grande utilité pour la Ville".
Edifiant... Toujours les réseaux, le clan, les potes... et le culte des majuscules parasites et pompeuses ! Drôle de façon d'envisager la démocratie locale républicaine ! Notre VIP condescend tout de même à accorder un peu de mérite aux services municipaux :

"Pour en arriver là, il a fallu, au-delà de la rigueur et de la compétence, l'effort de tous les services ainsi que la construction d'un partenariat basé sur la confiance avec tous les organismes, toutes les collectivités territoriales et l'Etat pour obtenir un maximum d'aide."
La répartition des tâches entre les élus et les fonctionnaires territoriaux expliquée par Guy Malandain : les services compétents et rigoureux font des efforts, et les élus ont des "relations" ! Que les partenaires de la ville aient confiance, du reste, c'est lui qui le dit, et on n'est pas obligé de la croire. On attend des preuves fiables émanant des services concernés. Si les relations étaient aussi bonnes, ça se saurait dans les Yvelines !

Pour ce qui est des exemples pris dans le budget de la ville présenté dans l'édito, Malandain utilise le même artifice pervers que tous ceux qui n'ont pas de bilan qualitatif à présenter : il présente une augmentation des dépenses comme une amélioration de la situation. J'ai fait mieux que l'autre, puisque j'ai dépensé plus ! Ce serait vrai si cette augmentation donnait lieu à une offre supérieure de services à la population. Mais là-dessus, on n'a rien. C'est qu'on est bien en peine de présenter autre chose qu'une liste de carrefours et de rangées de potelets le long des trottoirs de la ville. Il ne suffit pas de claironner tous les mois qu'on a ouvert une antenne de ceci et une maison de cela en cinq ans pour démontrer qu'on est utile, efficace, et efficient.


Le 21 février 2007.