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Le feuilleton du
Conseil municipal en 2006
Cette page est à lire en commençant par le bas, pour suivre l'ordre chronologique. Elle rend compte de quelques épisodes pathétiques de l'éclatement de "l'équipe" Malandain au cours de 2006. On aurait dû rendre compte ici de la séance du conseil municipal qui s'est déroulée le 26 juin. Et puis, la presse locale (Toutes les Nouvelles et le Parisien) a publié des photos de la salle ce soir là. En les voyant, on a eu comme un choc, suivi d'une grande lassitude qui a duré plus d'une semaine... Djamal Yalaoui a fait son petit happening comme prévu, en mobilisant des personnes issues de l'immigration pour l'essentiel. Des membres de la "minorité visible", pour reprendre une expression à la mode. Après les responsables politiques de gauche la semaine précédente, c'est la presse qui parle de communautarisme pour qualifier l'action de Djamal Yalaoui. Soit. Mais si l'action de Yalaoui et ses partisans est communautariste, que dire du fait d'avoir rempli les chaises du public avec tout ce que la majorité municipale compte d'européens grand teint pour faire contrepoids ? Les photos sont frappantes, jetez-y un coup d'oeil. Ca se résume à ça, alors, la vie politique à Trappes aujourd'hui : une bataille entre les "arabes de Yalaoui" qui seraient des séditieux, et les "françaouis" de Malandain qui défendraient la République ? Le PS et le PCF avaient manifestement organisé conjointement ce petit mouvement de troupes loyalistes et républicaines. Quelqu'un s'est-il demandé quel message on lançait, lundi soir, à la population de Trappes, en confirmant de la sorte que l'antagonisme Yalaoui / Malandain avait un caractère ethnique ? C'était peut-être un hasard, vous me direz, que tous les partisans du conseil municipal en place soient "européens". C'est peut-être juste qu'au PS et au PCF, à Trappes, des maghrébins, il n'y en a pas ! Et ça, bien entendu, c'est pas du tout un fait de communautarisme... Tout ceci, cette "union sacrée" derrière le chevalier Malandain, le réveil soudain de forces politiques plongées dans le coma depuis cinq ans quand quelques "minoritaires visibles" provoquent un attroupement à la mairie, ça laisse un goût étrange dans la bouche. Un mauvais goût, pour tout dire. Si le coeur vous en dit, vous pouvez échanger là-dessus sur notre liste de diffusion. Mais l'heure n'est peut-être déjà plus à la discussion, au débat. Le moment est peut-être venu pour chacun d'entre nous de se regarder dans une glace, de déterminer la couleur de sa peau ou de ses cheveux, et de choisir son camp en conséquence. La faute à qui ? Le 6 juillet 2006. Ca continue à s’agiter autour du conseil municipal de Trappes. Voilà que la conseillère municipale et régionale UMP, Rachida El Harouat, se mêle du tumulte créé par Djamal Yalaoui, et avance que la droite pourrait prendre la ville. On ne sait jamais, tout peut arriver, même un vrai candidat UMP à Trappes... Ces cinq dernières années, l’opposition au conseil municipal a brillé par son désintérêt manifeste pour les affaires publiques trappistes. Elle se réveille maintenant, et, si on se demande pourquoi, on comprendra mieux en lisant R. El Harouat dans Toutes les Nouvelles de cette semaine. D. Yalaoui, lui, a profité de la fête de Trappes pour faire sa campagne personnelle sur des tracts « faits maison », avec sa photo dessus, des fois qu'on le confondrait avec un autre… A propos de tracts, on ne s’explique toujours pas, ici, comment le billet de Trappes en ligne du 7 juin a pu se retrouver imprimé et diffusé pendant la fête. Si quelqu’un a une information là-dessus, nous sommes preneurs ! Pour revenir à D. Yalaoui, il semble adopter une posture qui tient à la fois du martyr et de Robin des Bois... Ca sent tout de même le gros classique du populisme à la française, et pas le plus relevé... Ici, tout le monde l’aura compris depuis octobre 2005, on pense que Trappes doit changer de politique municipale. Comme on a l’esprit un peu simple, on se dit qu’une nouvelle politique ne peut être menée que par des gens qui n’ont pas passé les cinq dernière années à voter la politique actuelle. Djamal Yalaoui veut nous persuader du contraire. Autant le dire tout net : on ne croit pas une seconde qu’il sera l’homme d'un changement ! Entendre de la bouche de membres de l’équipe (?) Malandain que les décisions importantes prises à Trappes ne sont pas les bonnes, ça nous a bien fait un peu plaisir, c’est clair. Mais si les effets produits ne doivent profiter qu'à un ambitieux dont le rêve serait d'enfiler la vieille veste pied-de-poule de Malandain et berner tout le monde pour son propre compte, on n'aura pas avancé. Tout le monde aura compris aussi qu'on n'attend rien de bon du parti de notre député… Après Kamal Benmarouf et Karim Chacal la semaine dernière, c’est donc maintenant Rachida El Harouat qui éprouve le besoin d’afficher publiquement une position par rapport à "l'affaire Yalaoui". Les objectifs du second ne sont pas clairs, et ceux de la dernière ne le sont que trop. Le premier, Kamal Benmarouf, a souhaité justifier ici ses déclarations au journaliste de Toutes les Nouvelles, après la mise en ligne de notre billet "l'Empire contre-attaque" qui n'était pas tendre pour lui. Il a bien fait. C'est tant mieux pour l'information locale et le débat. Après tout, "Trappes en ligne" ne représente personne dans la vie politique locale, alors autant qu'il permette l'expression d'une opinion qui a le mérite d'exister. Et puis, on ne va tout de même pas jeter tous nos cailloux sur Kamal Benmarouf qui, après tout, n'a pas voté, lui, la politique de Guy Malandain pendant cinq ans ! On comprend mieux à la lecture de son papier posté ici sa démarche, mais on reste quand-même sceptique : son soutien à Malandain est peu enthousiaste et n'est pas à proprement parler un ralliement, soit, mais comment cela peut-il aider à infléchir positivement les choses pour la politique municipale ? Djamal Yalaoui a donné rendez-vous à ses partisans et à tous les mécontents au prochain conseil municipal. Manifestement, il compte mettre un furieux bazar. Beaucoup trouvent que le procédé est antidémocratique. C'est sûrement vrai, mais de nombreuses manifestations bousculent un peu les règles classiques de la démocratie en faisant passer, "en force", l'expression d'opinions minoritaires ou non représentées. C'est même un peu fait pour ça, une manifestation, non ? Il y a plus grave ici : faire du boucan lors du dernier conseil de l'année scolaire, ça ne sert à rien, sinon à faire parler de soi. Pour changer quelque chose, c'est au premier conseil qu'il faut venir en masse ! En été, il n'y a plus rien à voter. Et voter, c'est tout de même un peu la fonction d'un conseil municipal, pour décider, orienter, choisir. Pour agir, en somme... A y regarder de près, il n'est pas bien certain que Djamal Yalaoui l'ait compris, au cours de ces cinq dernières années… Le 22 juin 2006. Kamal Benmarouf, mis en cause dans notre billet du 7 juin souhaite exercer un droit de réponse. Lisez-le ici. Nous avons attaqué Kamal Benmarouf, il se défend, nous n'ajouterons rien sur le fond. Son mail évoque une distribution publique de notre billet lors de la fête de Trappes. Nous l'avons assuré que nous ne sommes pour rien dans une telle initiative. Trappes en ligne est un site web sur la politique locale à Trappes. Il est plein de défauts exaspérants : il est anonyme, c'est vrai, partial, c'est évident, c'est même écrit dessus. Prêt à manipuler le dénigrement systématique, peut-être. Pas de la politique en général, mais de sa caricature trappiste, certainement. Par contre, ce n'est pas un instrument de Djamal Yalaoui. Il ne défend que le point de vue de ses administrateurs, qui ne sont candidats à rien, et n'ont pas à justifier publiquement une indulgence supposée vis-à-vis d'untel ou de tel autre. Les auteurs resteront planqués derrière leurs ordinateurs. Comme dit un proverbe que je viens d'inventer : celui qui dit anonymement ce qu'il pense vraiment n'est guère plus blâmable que celui qui ment à visage découvert. Ils continueront à administrer ce petit site qui ne deviendra pas plus impartial, ce n'est pas sa vocation. Ceux qui l'utilisent, sur le web, sur papier ou dans la rue, n'engagent pas les auteurs de Trappes en ligne. Le 19 juin 2006. L'Empire contre-attaque ! Un nouveau billet à lire ici. Le 7 juin 2006 Toutes nos excuses ! Il faut savoir reconnaître quand on s'est planté : on avait avancé que Malandain se présenterait contre Fourgous aux prochaines législatives. C'était compter sans le PS d'une part (ben oui, quand-même...), et sans l'incontournable Djamal Yalaoui d'autre part. Le PS, d'abord, annonce en avril que la 11ème circonscription des Yvelines (la nôtre) est réservée à une femme. On parle ensuite de Safia Otokoré, qui viendrait de Bourgogne pour se présenter. Malandain la joue magnanime en déclarant qu'il soutiendra le candidat officiel, mais il l'a très mauvaise... Il peste dans la presse locale contre les parachutés, tradition socialiste inaugurée selon lui dans la circonscription par Catherine Tasca. De sa part, c'est tout de même un comble ! Le maire de Trappes qui habite la vallée de Chevreuse donne des leçons de proximité ! En matière de parachutage, on a affaire à un sérieux baroudeur ! Chassez moi d'ici, me revoilà là-bas ! Dans l'encyclopédie en ligne WIKIPEDIA, on trouve une rapide biographie de Malandain, sans doute rédigée par un fan ou un proche parent, qui donne une idée de son parcours politique local. Extrait : "Il a exercé au cours des précédentes années plusieurs autres mandats locaux :
Reste le problème des municipales. Guy Malandain voudrait bien nous refiler discrètement sa fidèle première adjointe à sa place au cours du prochain mandat, mais l'incontournable Djamal Yalaoui semble vouloir nous épargner aussi cette calamiteuse éventualité : "le maire actuel n'imposera pas sa succession aux Trappistes", déclarait-il dans le Parisien. Souhaitons-lui bonne chance. Toutes les bonnes volontés seront utiles pour rendre Trappes à ses habitants. Au fait : hier, c'était la journée du vélo. A Trappes, rien à signaler ... Pareil aujourd'hui pour la journée mondiale de l'environnement... Le 5 juin 2006. Grabuge au conseil municipal ! Guy Malandain a retiré sa délégation à Djamal Yalaoui qui avait critiqué la politique du maire de Trappes (voir le billet ici), et il l'a donnée à sa fidèle première adjointe, Jeanine Mary, qui en a cinq, du coup... C'est la démocratie... Hier soir, au conseil, des dizaines d'habitants partisans de D. Yalaoui se sont donc invités pour demander des explications au maire. Rififi garanti ! Interruption de séance, prises de parole du public et échanges houleux ont remplacé l'ordre du jour. L'affaire fait la une de l'édition yvelinoise du Parisien de ce matin. On reviendra sur la situation très bientôt avec une nouvelle sous-rubrique de "Trappes infos". Le 30 mai 2006. Une autre idée de la politique ? Un nouveau billet à lire ici. Le 18 mai 2006 |
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