Réponse
de Kamal Benmarouf au billet du 7 juin.
Mesdames et
Messieurs les responsables du site "Trappes en ligne", bonjour.
( http://trappesenligne.com/index.html )
Je souhaite
exercer
mon droit de réponse en réagissant aux
différentes
mises en cause concernant ma personne dans votre billet du 7 juin,
intitulé "L'Empire contre-attaque", dont vous avez
assuré
la distribution publique lors de la fête de Trappes.
( http://trappesenligne.com/billet.html )
Je souhaite le
faire point par point.
Tout d'abord,
je dois
vous saluer pour votre culture de l'anonymat, qui vous permet de
décocher vos flèches sans jamais en avoir
à
assumer la responsabilité.
C'est une
preuve du
courage tout particulier dont vous n'avez cessé de faire
preuve
tout le long de votre passionnante épopée.
Non, mon
article
n'est pas une commande du maire de Trappes, n'en déplaise
à votre esprit tortueux prompt à voir le mal
partout.
En cela, vous
ne vous
distinguez pas des politiciens que vous condamnez, prêts
à
manier le dénigrement le plus systématique et le
plus
partial.
Oui, j'ai
qualifié Guy Malaldain "d'administrateur colonial" en juin
2005. Je l'assume pleinement.
Vous
suggérez
fortement que le maire de Trappes m'a promis un "strapontin
électoral quelconque" pour mon "retournement de veste".
C'est
évidemment faux et ridicule, mais vous êtes libres
de
croire ce que vous voulez, même les pires âneries.
Vous me sentez
"inquiet à l'idée que Michel Espinat s'implique
dans les élections à venir".
Je suis
désolé de vous faire remarquer que, de deux
choses l'une,
ou vous ne savez pas lire ou vous disposez d'une formidable
capacité à formuler les
interprétations les plus
délirantes.
Pour
mémoire,
voilà ce que je dis dans l'article incriminé :
"Michel
Espinat, que j'estime beaucoup par ailleurs et avec qui j'ai de vraies
discussions, semble vouloir se mettre en avant sur certains points sans
pour autant franchir le Rubicon. Il me fait penser à Delors
..."
Où
voyez-vous
la moindre marque d'inquiétude ? Je déplore au
contraire
que Michel Espinat ne s'exprime pas clairement sur ses intentions : je
souhaite qu'il prenne sa pleine part des débats municipal et
législatif et je suis prêt à l'affirmer
publiquement.
Vous me
qualifiez de "parvenu", vous m'attribuez "une haine
viscérale des communistes".
Etes-vous
sérieux ? N'avez-vous donc rien suivi de l'affaire dite
Merrillon-Ségal ?
Ne vous
souvenez pas
que j'ai pris la défense d'une adjointe au maire communiste
injustement accusée de racisme par l'Union de Musulmans de
Trappes, alors que le maire et ses partisans n'ont pas
manifesté
la moindre réprobation publique ?
Et vous,
où
étiez-vous pendant l'affaire Merrillon-Ségal ?
Planqués derière vos ordinateurs ? Aussi inactifs
que le
maire que vous vous plaisez à critiquer ?
Je passe sur
"une
peur panique des jeunes et du mouvement, une obsession maladive de la
respectabilité, des valeurs éprouvées
de l'ordre
établi". Affirmations gratuites qui vous gonflent
d'auto-satisfaction à peu de frais.
Mais vous
m'amusez
quand vous m'accusez de me ranger, "comme toutjours, du
côté du manche"", à savoir "le maire en
place".
Vous battez
des
records ! Dois-je vous rappeler que j'ai été le
seul
responsable politique local de gauche à interpeller
publiquement
le maire, pendant plusieurs années, sur son manque de
clarté quant à l'incursion du religieux dans le
politique, notamment dans l'affaire Merrillon-Segal ?
A-t-on entendu
vos
protégés communistes affronter le maire de la
sorte ? Que
nenni ! Et vous, où étiez-vous ? Toujours
planqués
derrière vos ordinateurs ?
Mais la
question demeure : pourquoi ai-je modifié ma position par
rapport au maire de Trappes ?
La
réponse est écrite en toutes lettres dans
l'article incriminé !
"Maintenant,
Guy
Malandain reste le seul élément stable de la
majorité de cette ville. Avec la nouvelle donne politique,
il
est de l'intérêt général de
la maintenir et
de poursuivre son action politique. D'autant plus que dans cette
majorité double, le PC n'est aujourd'hui ni clair ni
crédible."
Ah !
Voilà la preuve de mon anticommunisme, me direz-vous !
Dois-je vous
rappeler
qu'une moitié des élus communistes s'est
réjouie
du désordre engendré en conseil municipal par
D.Yalaoui
et ses partisans, alors qu'une autre moitié a quand
même
protesté contre ces procédés factieux
? Où
est la cohérence du PC ? Elle est à l'image de
ces 5
dernières années : on vote tout ce que propose le
maire
et on râle pour le principe.
Force est de
constater votre indulgence envers la démarche de D.Yalaoui.
C'est
là que
repose mon plus grand désaccord avec vous : D.Yalaoui est un
élu populiste et communautariste, il ne propose rien d'autre
que
d'attiser les colères et de creuser les
différences
ethniques.
C'est
à ce
genre de démarche que vous accordez votre indulgence. Bravo
! Ce
n'est certainement pas sur vous qu'il faudra compter pour
défendre la République à Trappes :
vous aurez
tôt fait de livrer la ville aux pyromanes de tout poil !
Vous passez
allègrement sous silence la jonction
opérée en
plein conseil municipal entre D.Yalaoui et le groupe UMP,
emmené
par G.Fourgous et R.El Harouat. Même stigmatisation des
différences et des frustrations, dans la droite ligne des
conceptions politiques de leur chef, Nicolas Sarkozy.
On peut
légitimement se demander quel est votre psotionnement
politique ...
Alors,
fallait-il
soutenir la fronde de D.Yalaoui et de l'UMP locale ou
l'équipe
du maire en place ? Ou encore fallait-il se contenter de compter les
points ?
Je refuse de
croire
que l'on puisse placer le maire de Trappes au même niveau de
bassesse que D.Yalaoui et ses partisans. Mes griefs à
l'encontre
de G.Malandain existent, mais ce dernier est pour l'instant le seul
rempart contre le chaos incarné par D.Yalaoui et ses
alliés UMP.
J'aurais
souhaité qu'il en fût autrement. Mais la politique
se fait
de réalités, pas d'incantations. Il faut savoir
prendre
ses responsabilités et je les ai prises, quitte à
déplaire.
Voilà
donc ce que je réponds à votre article.
Vous savez que
le
droit de réponse est une tradition sacrée de
toute presse
quelle qu'elle soit, gage de démocratie.
Je vous
demande donc me permettre l'exercice de mon droit de réponse
au sein de votre site.
Dans le cas
où vous refuseriez, vous aurez l'obligeance de m'exposer vos
motifs.
Mais le pire
de tout
serait que vous traitiez mon intervention par le mépris. Et
alors on saurait à quoi s'en tenir sur votre compte.
Salutations.
Kamal
BENMAROUF.